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Dominique Anglade dit accepter le mandat d’opposition que lui confient les Québécois

Dominique Anglade les bras levés.

Dominique Anglade au moment de prononcer son discours à l'issue de la soirée électorale.

Photo : The Canadian Press / Ryan Remiorz

Même si elle aspirait à devenir première ministre, la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade, dit accepter le mandat que lui ont confié les Québécois : être la cheffe de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale du Québec, un rôle qu'elle occupait à la fin de la précédente législature.

Je suis contente d’être l’opposition officielle, a-t-elle déclaré peu avant de monter sur scène lors du rassemblement électoral de lundi soir au Théâtre Corona, à Montréal, au son de la chanson Unstoppable de l’artiste australienne Sia.

Mme Anglade, qui a été élue pour une troisième fois dans Saint-Henri–Sainte-Anne, à Montréal, a de nouveau martelé son message sur le besoin d’unir la population. C’est plus important que jamais de rassembler, a-t-elle affirmé.

La cheffe libérale s’est engagée à représenter tous les Québécois. Que vous ayez voté pour nous ou pour une autre formation politique, ma porte, notre porte, sera toujours ouverte, a-t-elle assuré.

Comme c’est l’usage, la politicienne a félicité les autres chefs de parti. Elle a remercié son conjoint, ses trois enfants, sa sœur et ses beaux-parents. Elle a exprimé sa gratitude envers tous les candidats, les bénévoles et les électeurs de Saint-Henri–Sainte-Anne.

La cheffe du Parti libéral, dont le parti formera l'opposition officielle, livre un discours à l'issue de la soirée électorale.

Aux militants libéraux, elle a lancé un appel à poursuivre le travail. Le travail a commencé, mais il doit se poursuivre. On doit prendre tout l’élan qu’on a pris pendant la campagne électorale pour parcourir toutes les régions du Québec, pour aller parler à tous les Québécois, pour faire en sorte que chaque personne puisse faire entendre sa voix. Pour ça, je vais avoir besoin de chacun d’entre vous. Allez-vous être là? leur a-t-elle demandé avant d'entendre un tonnerre de oui.

Elle a promis de continuer à s’investir avec autant de passion au cours des prochains mois et des prochaines années.

Vous allez voir que je vais déployer la même énergie, la même conviction, la même ambition que je caresse pour nous tous, ici, au Québec. Vous allez voir qu’ensemble, on est capables d’accomplir de grandes choses pour un Québec qui représente l’ensemble des Québécois, a-t-elle dit.

À 1 h 30 du matin, le PLQ se dirigeait vers des victoires dans 21 circonscriptions. Aux dernières élections, le PLQ avait fait élire 29 candidats. À la dissolution de l'Assemblée nationale, il restait 27 députés libéraux.

Dominique Anglade enlace sa fille.

Dominique Anglade et sa fille au terme de la soirée électorale.

Photo : The Canadian Press / Ryan Remiorz

Bien que cette formation politique soit appelée à former l’opposition officielle, le PLQ n'a recueilli qu'un peu moins de 15 % des votes à l'échelle du Québec, tout comme le Parti québécois, à quelques dixièmes de point de Québec solidaire (un peu plus de 15 %), mais loin derrière la Coalition avenir Québec (41 %).

Grand Montréal

La grande majorité des circonscriptions libérales qui ont résisté à la vague caquiste sont confinées sur l’île de Montréal. Sans surprise, la plupart des victoires ont été remportées dans des circonscriptions situées dans l’ouest de l’île de Montréal.

Le PLQ a encaissé des revers à Laval. Aux dernières élections, il détenait cinq des six circonscriptions de l’île Jésus, une région qualifiée de baromètre. À l’issue du scrutin, il n’en conserve que deux, soit Chomedey et Mille-Îles. En Montérégie, le parti n’a connu que deux gains, soit Vaudreuil et La Pinière.

De plus, le PLQ a perdu des circonscriptions importantes à l’extérieur du Grand Montréal, laissant échapper celle d’Orford, en Estrie, ainsi que celle de Hull, en Outaouais, où les libéraux ont régné pendant plus de 40 ans.

En d’autres termes, la formation fédéraliste est rayée de la carte à l’est de l’île de Montréal. Par surcroît, elle figure au cinquième rang dans la majorité des circonscriptions de bon nombre de régions de la province.

Ainsi, les candidats libéraux terminent bons derniers en Estrie, en Mauricie, dans le Centre-du-Québec, dans Charlevoix, dans Lanaudière, dans les Laurentides, dans Chaudière-Appalaches, au Saguenay, sur la Côte-Nord, dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

À titre d’exemple, le PLQ ne récolte que 4,1 % des voix dans Saint-Hyacinthe, 3,8 % dans Arthabaska, 3,1 % dans Rimouski, 2,8 % dans Portneuf, 2,6 % dans Berthier, 2,1 % dans Jonquière et un maigre 1,7 % dans René-Lévesque.

Mme Anglade avait pourtant tenté de séduire les régions en proposant une charte des régions ainsi qu'en voulant régionaliser l’immigration et s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre qui frappe les quatre coins de la province.

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