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Winnipeg se dirige vers une année record en matière d’homicides

La police sur la scène après qu'un homme a été tué par balle à l'angle de la rue Salter et de l'avenue Mountain à Winnipeg, le 17 juin 2022.

La police sur la scène d'un crime après qu'un homme ait été tué par balle à l'angle de la rue Salter et de l'avenue Mountain à Winnipeg, le 17 juin 2022.

Photo :  CBC / Justin Fraser

Radio-Canada

Depuis le début de l'année, Winnipeg recense 41 homicides. La capitale manitobaine s'approche d'un triste record, alors que pour toute l'année 2019, 44 homicides avaient été enregistrés.

Les policiers de Winnipeg croient que ce record sera inévitablement fracassé cette année.

Une femme de Winnipeg est morte de ses blessures, le 20 août. La police a demandé l'aide du public, lundi, pour résoudre ce meurtre. Deux autres homicides sont survenus cette fin de semaine dans le quartier West End.

Les policiers expliquent qu'une hausse généralisée de la criminalité a été répertoriée dernièrement et qu'inévitablement, il y a plus d'homicides dénombrés.

Porte-parole du Service de police de Winnipeg, Jay Murray pense à l'entourage des victimes.

Il y a 41 familles qui ont perdu un être cher d'une manière violente. Ce sont 41 familles et des groupes d'amis endeuillés. On a tendance à se concentrer sur les chiffres, mais la réalité, c'est qu'il y a beaucoup de douleurs derrière ceux-ci, a-t-il lancé en conférence de presse.

Le Service de police de Winnipeg indique que les victimes, dans la plupart des crimes commis, étaient ciblées.

Le criminologue Jean-Claude Bernheim explique qu'il faut être prudent avec l'analyse des résultats parce que d'une année à l'autre les choses peuvent changer, mais ce n'est pas nécessairement parce que le contexte social a changé.

De manière générale, tout ça découle du fait que les mesures politiques qui devraient être mises en place ne le sont pas, ce qui fait en sorte que les conditions et les causes de cette violence perdurent, a-t-il affirmé en entrevue au Téléjournal Manitoba.

Jean-Claude Bernheim ajoute que la violence se trouve dans des quartiers où des groupes défavorisés vivent dans des conditions sociales et économiques difficiles.

M. Bernheim donne comme exemple des gens qui ont peu d'éducation et peu de capacité à trouver un emploi pour bien s'intégrer dans la société et vivent dans des appartements surpeuplés.

Avec des informations de Jérémie Bergeron et Patrick Foucault

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