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Le CECS croit que l’augmentation du salaire minimum pourrait stimuler le marché du travail

Une femme paie des articles à une caissière.

Le plan économique provincial prévoit que d’ici 2024, le salaire minimum passera à 15 $/h. (archives)

Photo : Getty Images / EmirMemedovski

Radio-Canada

Le Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan (CECS) croit que l'augmentation du salaire minimum dans la province est positive pour le marché du travail. Samedi dernier, celui-ci est passé de 11,81 $/h à 13 $/h.

Le coordinateur au programme Accès Emploi du CECS, Mamadou Bah, affirme que cette augmentation est stimulante pour l’économie locale.

Il estime que les travailleurs seront plus portés à aller chercher des emplois et que la hausse pourra aider à contrer la pénurie de main-d'œuvre qui touche la province.

Je pense déjà que c’est un grand pas. On avait le salaire minimum le plus bas au pays, souligne-t-il. On se rapproche des niveaux acceptables.

Mamadou Bah dit aussi que la montée du salaire minimum se répercutera sur d'autres échelons salariaux, plus élevés, qui connaîtront également une hausse.

On ne verra pas tout de suite l’impact, mais il y a l’effet domino quand même, dit-il. C’est une question de compétitivité.

Un effet sur les factures

Pour sa part, le propriétaire du Homestead Bar à Vin, Josh McLean, croit que l’augmentation du salaire minimum est une bonne nouvelle pour les travailleurs, mais qu’il y aura des répercussions sur le prix des factures des consommateurs.

Normalement, dans une entreprise, le truc qui est le plus coûteux, c’est de payer les employés, affirme Josh McLean.

Donc, c’est soit le client qui va souffrir, en payant plus, ou sinon ce sont les employés qui vont souffrir, à ne pas avoir assez d’heures, ajoute-t-il.

Josh McLean explique que ces conséquences s’ajoutent à l’inflation et aux mois post-pandémiques, qui ont déjà forcé les commerces à augmenter leurs prix.

Il croit que les petites entreprises ont besoin d’aide financière de la part du gouvernement provincial pour contribuer à cette hausse salariale.

Josh McLean devant son restaurant le Homestead Bar à Vin, à Regina.

Josh McLean croit que la hausse du salaire minimum est logique parce que le coût de la vie a beaucoup augmenté.

Photo : Radio-Canada

Le coût de la vie déjà trop élevé

Selon trois étudiantes de l’Université de Regina, le salaire minimum de 13 $ n’est pas suffisant pour faire face à l'augmentation du coût de la vie.

Mia Cottenie affirme, par exemple, qu’elle recherche désormais des emplois à 20 $/h pour combler ses besoins.

Kiera Edge, pour sa part, croit qu’un salaire minimum raisonnable serait de 18 $/h.

Toutes deux soulignent que, quand les étudiants ont un salaire peu élevé, ils n'ont pas la possibilité de se concentrer pleinement sur leurs études.

Enfin, Tyana Cuellar croit que l’augmentation est un pas dans la bonne direction. Elle dit toutefois que 15 $/h est plus réaliste compte tenu de l’inflation actuelle.

Le plan économique provincial prévoit que, d’ici 2024, le salaire minimum augmentera pour passer à 15 $/h.

Avec les informations de Sara Maccagnan et Annie St-Jacques

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