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Un tribunal civil reconnaît que la mort d’une femme en 2004 n’était pas accidentelle

Jim Garwood et ses avocats, Jamie Kagan et Alyssa Mariani, à l'extérieur du Palais de justice de Winnipeg, le 3 octobre 2022.

Jim Garwood (au centre) à l'extérieur du Palais de justice de Winnipeg, lundi, avec ses avocats Jamie Kagan et Alyssa Mariani. M. Garwood veut que la police rouvre le dossier sur la mort de sa mère.

Photo : Radio-Canada / Vera-Lynn Kubinec

Radio-Canada

La Cour du Banc du Roi du Manitoba conclut qu'une femme de 87 ans, dont le corps a été retrouvé dans le sous-sol de sa maison de Winnipeg en 2004, n'est pas morte accidentellement et qu'une membre de sa famille est responsable de son décès.

Le fils de Jessie Garwood, Jim Garwood, a intenté une poursuite civile et a mené une lutte de plus de 15 ans pour obtenir justice dans la mort de sa mère.

La police avait enquêté, mais aucune accusation n'avait été portée.

M. Garwood a intenté un recours en 2019 pour réclamer des dommages et intérêts à son ancienne belle-fille, Catherine Johnson. Cette dernière avait découvert le corps de Jessie Garwood dans le sous-sol.

Jessie Garwood avait subi des blessures à la tête résultant de la violence du choc. Elle présentait des lacérations, des côtes cassées, un bras fracturé et des blessures aux mains.

Dans son mémoire en défense déposé en janvier 2020, Catherine Johnson affirmait que cette poursuite constitue une forme de harcèlement et d’action vindicative de la part de M. Garwood et qu'elle n'avait rien eu à voir avec la mort de la mère de ce dernier.

Catherine Johnson ne s'est pas présentée au tribunal pour le procès civil lundi.

Dans sa décision, le juge Theodor Bock note que Catherine Johnson a reçu des documents relatifs au procès, qu'elle savait qu'il commençait lundi et qu'elle devait y assister.

Le juge indique qu'il accepte comme véridique la requête déposée par Jim Garwood.

C'est un soulagement que cette affaire ait enfin trouvé une conclusion, a affirmé Jim Garwood, après l'audience.

Le juge lui accorde des dommages-intérêts qui devront être payés par Catherine Johnson.

Ces derniers se composent d'un montant en vertu de la Loi sur les accidents mortels et d'autres dommages-intérêts tels que les frais d'expertise, les frais juridiques et les intérêts.

L'avocat de M. Garwood, Jamie Kagan, estime que les dommages et intérêts s'élèveront à environ 150 000 $.

Nous avons réussi à déclarer la défenderesse responsable de la mort de Jessie Garwood. On a jugé qu'elle avait causé la mort et elle est maintenant tenue financièrement responsable de la perte de sa vie, a déclaré M. Kagan après l'audience du tribunal.

La longue enquête d'un fils en deuil

Dans les années qui ont suivi la mort de sa mère, en 2004, Jim Garwood a commencé à avoir des doutes sur les circonstances entourant son décès.

Il a mené sa propre enquête et a embauché des experts médicolégaux pour l'aider.

Les déclarations sous serment de nombreux experts et enquêteurs ont été déposées comme preuves dans le procès civil.

La déclaration déposée par Jim Garwood allègue que la défenderesse, Catherine Johnson, a causé la mort de la femme en poussant Jessie Garwood dans les escaliers du sous-sol de la maison et/ou en la frappant ou en l'agressant physiquement.

Les documents judiciaires montrent que l'adresse de Catherine Johnson est en Arizona.

Jim Garwood est insatisfait de la façon dont la police et la Couronne ont traité l'affaire au fil des ans.

Il espère que la décision du juge rendue lundi permettra de rouvrir l'enquête criminelle.

Comment quelqu'un peut-il interpréter les photographies du chaos qui régnait dans le sous-sol, avec du sang partout, comme un accident?, s'est exclamé M. Garwood à l'extérieur du tribunal.

Son avocat, M. Kagan, a les mêmes attentes.

J'espère que cela amènera la police et la Couronne à reconsidérer ce qui s'est passé, étant donné qu'un juge de la Cour du Banc du Roi a examiné les preuves et les a trouvées convaincantes.

Avec les informations de Vera-Lynn Kubinec

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