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Smudge On : une initiative pour encourager la culture autochtone à Saskatoon

Un homme avec un chandail orange qui tient un affiche qui dit : Smudge On

La purification par la fumée (smudging, en anglais) est une pratique spirituelle destinée à se purifier en se passant sur le visage et le corps la fumée dégagée par la combustion de certaines herbes, comme le foin d'odeur et la sauge.

Photo : Dayne Patterson/CBC

Radio-Canada

Un homme de Saskatoon tente de faire connaître la pratique spirituelle et culturelle autochtone de la purification par la fumée aux habitants de la ville à travers l’initiative Smudge On.

David Fineday, âgé de 66 ans, dirige le programme Smudge On depuis juin 2020. Tous les samedis, de la fin de l'hiver jusqu’à la fin de l'automne, il s'installe dans une petite zone boisée près de la 20e rue Ouest et de l'avenue K Sud, à Saskatoon, où ceux et celles qui sentent le besoin de prier et de se purifier sont les bienvenus.

L'association communautaire de Pleasant Hill, qui soutient l'initiative, invite les gens à pratiquer cette cérémonie de purification traditionnelle, qui consiste à se passer sur le visage et le corps la fumée dégagée par la combustion de certaines herbes, comme le foin d'odeur et la sauge.

Les gens peuvent venir ici s'ils ont des problèmes, ils peuvent avoir un "smudge" et avoir une prière et s'ils veulent parler, ils peuvent parler, explique David Fineday.

Tout le monde mérite une prière, surtout les gens qui vivent dans la rue avec leurs maladies mentales et leurs dépendances. Ils sont chassés de tous les autres endroits, affirme-t-il en précisant que Smudge On est une zone sans jugement.

Un homme devant un feu dans un parc avec deux autres personnes assis à le regarder.

Une cérémonie de purification a été organisée le vendredi 30 septembre pour ceux qui souhaitaient participer à la Journée nationale pour la vérité et la réconciliation.

Photo : Dayne Patterson/CBC

M. Fineday souligne que c’est sa mère et les aînées de sa communauté qui lui ont appris à faire de la purification par la fumée. Cette pratique l'a aidé à savoir qu'il n'était pas seul et à guérir du traumatisme lié au fait d'avoir été enlevé à sa famille pendant la rafle des années soixante.

Des années 1960 aux années 1980, les autorités canadiennes chargées de la protection de l'enfance ont retiré des milliers de jeunes autochtones de leurs foyers pour les placer dans des familles d'accueil non autochtones.

Smudge On est une chose spirituelle que j'essaie de ramener à notre peuple, explique M. Fineday.

Lorsque vous dites vos prières, cette fumée fait monter vos prières et c'est ainsi que vous êtes entendu, précise-t-il.

David Fineday n'a pas fréquenté les pensionnats pour Autochtones. Il dit être allé d'un foyer d'accueil à l'autre entre novembre 1961 et juin 1973. Il n'a plus vu sa mère jusqu'à son retour à la maison, à l’âge de 16 ans.

Le programme Smudge On a pris de plus en plus d’ampleur en 2021. Vendredi, la conseillère du quartier 2 de Saskatoon, Hilary Gough, s'est arrêtée à la cérémonie organisée à l'occasion de la journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Elle dit qu'elle vient y faire un tour de temps à autre, le samedi.

C'est quelque chose qui a lieu aujourd'hui [le 30 septembre], mais c'est aussi quelque chose qui a lieu chaque semaine, rappelle-t-elle. L'objectif est de rencontrer les gens là où ils en sont.

Avec les informations de Dayne Patterson

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