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Un programme pour réduire le risque de récidive chez les jeunes Autochtones au Manitoba

Nancy Parker en conférence de presse.

Nancy Parker est la directrice générale de Marymound, une organisation privée de services sociaux, à Winnipeg et à Thompson.

Photo : Radio-Canada / Walther Bernal

Lundi, le gouvernement du Manitoba a annoncé un partenariat avec l'organisation privée de services sociaux Marymound afin de réduire le risque de récidive chez les jeunes Autochtones incarcérés ou ayant eu des démêlés avec la justice.

Nous espérons pouvoir réduire le nombre de jeunes qui récidivent, et je crois que c'est une partie importante de la criminalité que nous voyons, a dit la première ministre du Manitoba, Heather Stefanson, en conférence de presse au centre de Marymound, à Winnipeg.

Aussi présent à la conférence, le ministre de la Justice du Manitoba, Kelvin Goertzen, a ajouté que ce programme visait 45 jeunes [...] qui ont de grands besoins et qui ont un lourd historique de démêlés avec la justice.

Parmi ces jeunes, 30 sont au centre de Marymound Winnipeg, et 15 autres sont au centre de Thompson. De plus, selon la première ministre, Heather Stefanson, le programme recevra un financement provincial de 2,5 millions de dollars, sur trois ans.

Toutefois, suivant un modèle d'obligation à impact social, la province ne transférera ce financement que si le programme atteint un certain seuil de réductions du nombre de jours que passent les jeunes Autochtones en prison.

Le programme est d'abord financé par des intérêts privés, mais si nous atteignons le seuil de réduction établi par le gouvernement, cet argent sera remboursé par le financement provincial, explique Nancy Parker, directrice générale de Marymound.

Cette dernière décrit le programme comme un mélange des approches allochtones et autochtones dans la guérison [des jeunes]. Pour chaque jeune, nous allons impliquer des membres de leur famille, des amis et des intervenants qui travaillent déjà auprès d'eux, note-t-elle.

La directrice générale de Marymound affirme qu'il s'agit d'interventions complexes et très individualisées ajustées en fonction de ce qu'a vécu chaque jeune.

Selon Nancy Parker, ces interventions comprennent autant des activités adaptées à la culture autochtone, comme des cérémonies, que des activités que les jeunes apprécient, comme pratiquer un sport.

Nancy Parker ajoute que le programme fera appel à une équipe composée d'un gestionnaire, de deux intervenants spécialisés et d'un parent ayant une expérience pertinente, tous d'origine autochtone.

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