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Non, Bruce Willis n’a pas vendu son image à une compagnie d’hypertrucages

L'acteur Bruce Willis en tuxedo sur un tapis rouge.

L'acteur Bruce Willis a pris sa retraite à l'âge de 67 ans.

Photo : Getty Images / Rich Fury

Radio-Canada

L’agent de Bruce Willis a démenti les informations qui circulent depuis la semaine dernière selon lesquelles l’acteur aurait vendu les droits de son visage à Deepcake, une entreprise d’hypertrucages (deepfakes).

Un porte-parole de l’acteur a déclaré à la BBC qu’aucun partenariat ou accord n'a été conclu avec la société Deepcake. Cette dernière a également confirmé que seul Bruce Willis avait les droits sur son visage.

La vedette américaine a annoncé qu’il se retirait du milieu cinématographique en mars dernier en raison d’un diagnostic d’aphasie, un trouble qui touche la parole.

Le 27 septembre, le journal britannique Daily Mail a rapporté qu’un accord avait été conclu entre Bruce Willis et Deepcake dans le but de lui créer un jumeau numérique qui pourrait permettre à l’acteur d’apparaître au grand écran malgré la maladie.

L’histoire a ensuite été reprise par plusieurs médias avant d’être réfutée.

De fausses vidéos particulièrement crédibles

L’hypertrucage est une technique qui utilise l’intelligence artificielle (IA) et la technologie d’apprentissage automatique pour créer de fausses vidéos très réalistes. Celles-ci mettent souvent en scène des célébrités ou des personnalités politiques.

L’année dernière, un hypertrucage de Bruce Willis avait été utilisé par une entreprise de télécommunications russe pour créer une publicité. À l’époque, la même entreprise, Deepcake avait indiqué avoir travaillé en étroite collaboration avec l’acteur pour réaliser la vidéo.

L’entreprise affirme qu’elle dispose d’une importante bibliothèque de matériels afin de produire de l’hypertrucage mettant en scène non seulement Bruce Willis, mais également une panoplie de personnes connues.

Une technique qui ne fait pas l’unanimité

L’utilisation de l’IA est une pratique de plus en plus répandue dans le milieu cinématographique. Dans sa série dérivée de Star Wars Obi-Wan Kenobi, Disney a par exemple utilisé la technologie pour reproduire la voix de l’acteur James Earl Jones, qui interprétait autrefois Dark Vador.

Cette pratique est toutefois controversée. En avril, le syndicat britannique des travailleurs et travailleuses du spectacle a lancé la campagne Stop AI Stealing the Show (Empêchez l’IA de voler la vedette) pour répondre à l’inquiétude selon laquelle l’hypertrucage pourrait priver des acteurs et actrices de leur travail.

D’autres craignent que les vedettes ne perdent le contrôle de leur image.

Avec les informations de BBC

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