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Santé mentale des jeunes : le N.-B. manque de vision à long terme, dit Kelly Lamrock

Kelly Lamrock.

Kelly Lamrock, défenseur des enfants et des jeunes du Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick a besoin d’une stratégie à long terme en ce qui a trait à la santé mentale des jeunes, dit le défenseur des enfants et des jeunes Kelly Lamrock.

Kelly Lamrock souhaite que le gouvernement rende des comptes en ce qui a trait à la santé mentale des jeunes. Son bureau a donc décidé de faire ponctuellement des mises à jour au sujet des recommandations émises par son bureau.

Ce premier rapport de suivi avait pour but de vérifier si les recommandations émises dans les trois rapports intitulés Le meilleur de ce que nous avons à offrir, (Nouvelle fenêtre) Aucun enfant abandonné (Nouvelle fenêtre) et Une question de vie et de mort (Nouvelle fenêtre) avaient été mises en œuvre. Ces rapports se penchaient sur la santé mentale des enfants et des jeunes.

« Si les mêmes événements que ceux survenus dans le cas de Lexi Daken se produisaient aujourd’hui, pourrions-nous dire avec certitude que le résultat serait différent? Ce que je peux répondre est probablement oui, mais pas avec certitude. »

— Une citation de  Kelly Lamrock, défenseur des enfants et des jeunes du Nouveau-Brunswick

Selon Kelly Lamrock, des progrès ont été réalisés par la province. Le financement et les ressources humaines en santé mentale ont augmenté et la formation des professionnels de la santé s’est améliorée.

Manque de planification

En contrepartie, le défenseur a constaté de graves lacunes en matière de planification et de stratégie à long terme.

Comme l’a dit un jeune, il doit y avoir une solution entre rester à la maison et se rendre aux services d’urgence, indique Kelly Lamrock.

Kelly Lamrock a évoqué un projet pilote sur la prévention du suicide chez les jeunes dans une communauté autochtone. Il souligne qu’il n’y a pas de plan pour l’étendre dans les 14 autres communautés.

« Un projet pilote sans plan n’est qu’un placebo. »

— Une citation de  Kelly Lamrock, défenseur des enfants et des jeunes du Nouveau-Brunswick
Un livret intitulé LE MEILLEUR DE CE QUE NOUS AVONS À OFFRIR.

Le Bureau du défenseur des enfants et des jeunes a présenté son examen sur la prévention du suicide et sur les services en santé mentale en septembre 2021.

Photo : Radio-Canada / Mikael Mayer

M. Lamrock affirme qu’il publiera un autre rapport d’étape en 2023. D’ici là, il recommande au gouvernement d’agir sur plusieurs fronts, entre autres l’établissement d’un plan de recrutement à long terme, l’amélioration des services de première ligne, la création d’un plan crédible pour les Premières Nations et la révision des protocoles pour les cas complexes.

De plus, il exhorte le gouvernement à adopter de bonnes pratiques pour l’évaluation et le traitement des jeunes qui viennent aux urgences pour des problèmes en santé mentale ou qui ont des idées suicidaires. Il faudrait absolument, selon le défenseur, leur ouvrir chaque fois un dossier.

Avec des informations de Michel Corriveau

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