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Les forces ukrainiennes poursuivent leur progression dans l’est

Deux soldats se tiennent dans une tranchée derrière une mitrailleuse.

Des soldats ukrainiens tiennent une position près de la ville de Lyman, reprise aux Russes le week-end dernier.

Photo : afp via getty images / YASUYOSHI CHIBA

Radio-Canada

L’armée ukrainienne conserve l’initiative sur le champ de bataille face aux forces russes, qui ont dû réorganiser à la hâte leurs lignes de défense dans le bassin du Donbass après la prise de la ville stratégique de Lyman, dimanche, dans la région de Donetsk, récemment annexée par Moscou.

La perte de Lyman, où se trouve un important point de jonction ferroviaire pour l’approvisionnement des forces russes, est un revers de taille pour l’armée russe, qui n’arrive plus à contrôler la totalité des territoires qu’elle occupe en Ukraine. Et ce, en dépit de l’annexion au territoire russe des régions de Louhansk, Donetsk, Kherson et Zaporijia la semaine dernière.

L'annonce des annexions contraste fortement avec la réalité militaire sur le terrain, constate Michael Kofman, du centre de réflexion Center for a New American Security (CNAS).

En effet, après avoir cédé le nœud ferroviaire de Lyman, l'armée russe a dû se replier à la hâte en direction de Svatové, à mi-chemin entre les grandes villes de Severodonetsk et Lyssytchansk cédées par les Ukrainiens à la fin juin après des semaines de bombardements russes.

Or, depuis hier, ces deux villes considérées comme un verrou important pour l'occupation du Donbass, sont désormais à portée de l’artillerie ukrainienne et ironiquement des stocks d'armes et de munitions abandonnés par les Russes dans les entrepôts de Koupiansk et de Lyman.

Un drapeau ukrainien est affiché devant une maison détruite près d'Izioum, dans l'est de l'Ukraine, le 1er octobre 2022.

Un drapeau ukrainien est affiché devant une maison détruite près d'Izioum, dans l'est de l'Ukraine, le 1er octobre 2022.

Photo : afp via getty images / JUAN BARRETO

Kiev maintient la pression dans le sud

Pendant ce temps, dans le sud du pays, les forces ukrainiennes maintiennent la pression dans la région de Kherson, toujours contrôlée à 90 % par les troupes russes.

Confrontées à une géographie plus complexe et à une résistance mieux organisée des forces russes dans cette région, les troupes de Kiev tentent d’encercler par le nord et l’est les milliers de soldats russes déployés sur la rive ouest du fleuve Dniepr.

La situation demeure compliquée, des hostilités se poursuivent, a déclaré lundi le bureau du président Volodymyr Zelensky.

Selon Kiev, l'ennemi cherche des moyens pour améliorer l'approvisionnement logistique de ses troupes, continue de mettre en place des traversées alternatives et des réparations près de ponts Antonivsky et de Kakhovka au-dessus du fleuve.

Les Russes, de leur côté, ont poursuivi au cours des dernières heures les bombardements – à l’aide notamment de drones iraniens – sur les régions de Kryvyï Rig et de Mykolaïv, au nord et à l’est de la ville de Kherson, selon les données de l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW).

Dans la région de Zaporijia, contrôlée à 70 % par les Russes, plusieurs villages ainsi que la ville de Zaporijia ont été la cible lundi de tirs d’une dizaine de missiles russes S300 [sol-air], selon le gouvernement ukrainien.

L'exode des jeunes Russes se poursuit

Un groupe de Russes marche avec des bagages.

Un groupe de Russes marche après avoir traversé la frontière à Verkhny Lars entre la Géorgie et la Russie, le 27 septembre dernier.

Photo : Associated Press / Zurab Tsertsvadze

La situation est aussi difficile en Russie, où des dizaines de milliers d'hommes et de femmes en âge de combattre tentent chaque jour de fuir le pays après l'instauration d'une mobilisation partielle de la population par le gouvernement Poutine.

Celui-ci compte mobiliser 300 000 réservistes dans la population pour renforcer son effort de guerre en Ukraine.

À l'ouest, les alliés de l'Ukraine poursuivent leurs efforts pour aider Kiev à repousser la Russie hors de son territoire. L'Allemagne, le Danemark et la Norvège ont notamment promis la livraison, en 2023, de 16 canons autopropulsés Zuzana-2 de fabrication slovaque. La France envisage quant à elle de livrer 6 à 12 canons Caesar de plus aux Ukrainiens, selon l’AFP. Paris réfléchirait également à la livraison de 20 véhicules blindés Bastion.

Libération du directeur de la centrale nucléaire de Zaporijia

Arrêté vendredi dernier par des troupes russes alors qu’il se rendait dans la ville d'Ernogodar, le directeur général de la centrale nucléaire de Zaporijia, d'Igor Mourachov, a été libéré lundi sain et sauf, a annoncé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui maintient une équipe d’experts à la centrale de Zaporijia.

Je salue la libération d'Igor Mourachov, a déclaré sur Twitter le chef de l'instance onusienne, Rafael Grossi. J'ai reçu la confirmation qu'il est rentré chez lui sain et sauf.

Un soldat devant la centrale nucléaire Zaporijia.

Un soldat russe monte la garde devant la centrale nucléaire de Zaporijia.

Photo : Getty Images / ANDREY BORODULIN

Le véhicule transportant le directeur de la centrale avait été stoppé et ce dernier extrait de la voiture puis conduit, les yeux bandés, vers une destination inconnue, d'après la même source.

Le ministre des Affaires étrangères ukrainien Dmytro Kouleba avait condamné samedi cette détention illégale au motif inconnu.

Ce crime est un nouvel acte de terrorisme d'État de la part de la Russie et représente une grave violation du droit international, avait-il fustigé.

La centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande d'Europe, est occupée depuis début mars par les troupes russes, mais se trouve non loin de la ligne de démarcation entre les territoires contrôlés par Kiev et ceux occupés par Moscou.

Avec les informations de Agence France-Presse

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