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Le Parlement russe ratifie la loi sur l’annexion de quatre régions ukrainiennes

Les parlementaires russes dans l'enceinte de la Douma.

Avant le vote, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a livré un plaidoyer pour la défense de la patrie russe devant les députés de la Douma. (Archives)

Photo : Reuters / Douma

Radio-Canada

Les députés russes ont approuvé lundi à l'unanimité la loi sur l'annexion de quatre régions ukrainiennes, une décision annoncée vendredi par le président Vladimir Poutine qui a suscité une pluie de condamnations internationales.

Les députés de la Douma, chambre basse du Parlement, ont tous voté en faveur de l'annexion des régions de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijia, selon la retransmission en direct de la cérémonie du vote à la télévision russe.

Ni abstention ni vote contre n'ont été enregistrés.

Le président Vladimir Poutine a signé vendredi dernier l'annexion des quatre territoires ukrainiens lors d'une cérémonie au Kremlin, aux côtés des dirigeants prorusses de ces régions, occupées en partie ou en quasi-totalité par Moscou.

L'Ukraine a répliqué en demandant une « adhésion accélérée » à l'OTAN et en déclarant qu'elle ne négocierait pas avec Moscou tant que Vladimir Poutine est président.

À quelques minutes du vote au Parlement, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s'est adressé aux députés, leur demandant de soutenir la loi, censée selon lui protéger la culture, la langue et les frontières russes.

Nous ne répondons pas à des menaces imaginaires, nous défendons nos frontières, notre patrie et notre peuple, a-t-il lancé devant les députés.

Le Kremlin veut « consulter » la population des régions annexées

Une femme dépose son bulletin de vote dans une boîte.

Les référendums organisés par la Russie dans les régions de Donetsk et Louhansk ont fait l'objet de plusieurs critiques à l'échelle internationales.

Photo : afp via getty images

La Russie va consulter la population pour établir les frontières des régions annexées de Kherson et de Zaporijia, dans le sud de l'Ukraine, a indiqué lundi à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Nous allons continuer à consulter la population de ces régions, a déclaré M. Peskov, interrogé pour savoir si la Russie annexait la totalité de ces régions ou uniquement les parties qu'elle occupe.

Les régions de Donetsk et Louhansk ont été annexées dans leur totalité, Moscou ayant reconnu la souveraineté de régimes séparatistes prorusses fin février, juste avant l'assaut russe contre l'Ukraine. Mais le Kremlin a indiqué la semaine dernière que les frontières des régions de Kherson et de Zaporijia avaient besoin d'être clarifiées.

Selon le groupe de réflexion américain Institute for the Study of War (ISW), Moscou contrôle 72 % de la région de Zaporijia. Aussi, quelque 88 % de celle de Kherson, ainsi que sa capitale du même nom, sont sous occupation russe, selon la même source.

Après avoir repris le contrôle total de la ville stratégique de Lyman dans une contre-offensive qui a remodelé la guerre, les troupes ukrainiennes ont continué lundi leur offensive dans la région stratégique du sud de Kherson, faisant état de nouveaux gains, selon des responsables ukrainiens des observateurs étrangers.

L'Occident à nouveau conspué

M. Lavrov a également accusé les États-Unis d'avoir rassemblé tous les pays occidentaux pour soutenir Kiev contre Moscou.

« Les États-Unis ont subjugué presque tout l'Occident collectif, en le mobilisant pour transformer l'Ukraine en un instrument de guerre contre la Russie. »

— Une citation de  Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe

Les annexions de ces régions ukrainiennes interviennent après sept mois d'offensive russe en Ukraine et des référendums organisés en urgence dans les régions occupées, qui ont été dénoncés comme des simulacres par Kiev et ses alliés.

La Russie a déjà annexé en 2014 la Crimée, une péninsule du sud de l'Ukraine.

Les pays de l'Union européenne (UE) ont commencé vendredi à convoquer les diplomates russes après la signature par le président russe Vladimir Poutine pour condamner et rejeter cette annexion illégale.

La Belgique avait convoqué l'ambassadeur russe vendredi. L'Italie et l'Autriche ont fait de même lundi.

Tandis que les dirigeants de l'UE ont martelé qu'ils ne reconnaîtraient jamais le redécoupage du territoire mené par Moscou, les 27 finalisent de nouvelles sanctions.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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