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Les dernières recommandations d’un groupe d’experts dissous par Doug Ford

Un médecin tenant un stéthoscope.

Plus d'Ontariens doivent avoir accès à une équipe de soins familiaux, selon le Groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19.

Photo : iStock

Radio-Canada

Il faut renforcer les équipes de médecine familiale et investir dans les technologies pour mieux faire face aux prochaines vagues de COVID-19, selon le Groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19.

Le panel d'experts indépendants, qui avait conseillé le premier ministre Doug Ford durant la pandémie tout en s'opposant par moments aux décisions provinciales, a été dissous par le gouvernement en septembre.

Ses dernières recommandations portent sur les soins de santé primaires.

Le Groupe consultatif conclut dans son rapport que les patients qui n'avaient pas accès à un médecin de famille ou à une équipe médicale - combinant médecin, infirmières et autres spécialistes - étaient généralement défavorisés durant la pandémie.

Ces experts citent l'exemple du centre de santé communautaire Black Creek, dans le nord-ouest de Toronto, qui, grâce à l'engagement d'équipes de médecine familiale et de leaders communautaires a pu faire grimper le taux de vaccination contre la COVID dans le quartier de 5,5 % à 56,3 % en un mois au printemps 2021.

Le comité ajoute que la pandémie a montré des inégalités en matière d'accessibilité aux soins de santé primaires, particulièrement dans les secteurs ruraux.

Nous anticipons que le secteur des soins primaires continuera à jouer un rôle important en matière de soins liés à la COVID-19, y compris la prévention par le biais de la vaccination et le traitement des infections et des séquelles à long terme, peut-on lire dans le rapport.

Environ 1,8 million d'Ontariens n'ont pas de médecin de famille et des centaines de milliers d'omnipraticiens ont 65 ans et plus. Des dizaines de médecins de famille ont pas ailleurs abandonné leur pratique au début de la pandémie, selon une récente étude.

« Un très grand nombre d'Ontariens n'ont pas accès à des soins primaires. Le personnel [en santé] est épuisé. Nous devons repenser la façon dont les soins seront offerts à l'avenir. »

— Une citation de  La Dre Danielle Martin, présidente de la Faculté de médecine familiale à l'Université de Toronto

Pour la Dre Martin, il faut que le système soit « bien pensé ».

Recommandations

Le Groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19 recommande de renforcer les équipes de soins familiaux, mais aussi d'investir dans les technologies de l'information pour faciliter le partage de renseignements entre médecins sur les patients.

Selon le panel, le manque de données a miné la réponse pandémique en matière de soins.

Même maintenant, deux ans et demi après le début de la pandémie, il n'y a toujours pas de liste centralisée facilement accessible permettant au gouvernement ou à la santé publique d'envoyer un message unique et clair au secteur des soins primaires, déplore la Dre Martin. C'est renversant.

Le gouvernement Ford a remplacé le Groupe consultatif scientifique par le Comité consultatif scientifique sur les urgences de santé publique de l'Ontario (CCSUSPO), qui doit tenir sa première réunion plus tard ce mois-ci.

Toutefois, ce nouveau panel supervisé par Santé publique Ontario ne pourra pas choisir ses sujets d'étude, comme c'était le cas pour le Groupe consultatif.

Avec les informations de La Presse canadienne

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