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Des travailleurs de l’éducation donnent un mandat de grève à leur syndicat en Ontario

Une salle de classe vide.

Aucune date de grève potentielle n'a été fixée pour l'instant.

Photo : Getty Images/iStock/DONGSEON KIM

Radio-Canada

96,5 % des aides-enseignants, concierges, chauffeurs d'autobus scolaires et employés administratifs des écoles en Ontario ayant participé à un vote de grève se sont prononcés en faveur d'un débrayage en cas d'échec des pourparlers contractuels.

Les syndiqués avaient jusqu'à la fin de la journée dimanche pour se prononcer. Le vote avait commencé le 23 septembre.

Le Syndicat canadien la fonction publique (SCFP) avait demandé à ses membres de lui accorder un mandat de grève fort pour « envoyer un message clair au gouvernement Ford », affirmant que les pourparlers avec la province pour le renouvellement des conventions collectives piétinent.

Le SCFP note que ses membres gagnent en moyenne 39 000 $ par année et que nombre d'entre eux dépendent de banques alimentaires.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a accusé le Syndicat de chercher à faire un débrayage. Dans une déclaration écrite, il se dit déçu, mais pas surpris des résultats du vote de grève.

« Le SCFP va de l'avant avec [son intention de faire] une grève en demandant une augmentation des compensations de près de 50 % après deux années de perturbations pour les élèves liées à la pandémie. »

— Une citation de  Stephen Lecce, ministre de l'Éducation

Il ajoute que l'offre gouvernementale est « raisonnable » et protège le régime d'avantages sociaux et de retraite le plus généreux au pays.

Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario, répond que c'est le gouvernement qui « pousse [ses membres] vers la grève », affirmant que la province sous-paie les syndiqués.

« On ne veut pas faire la grève. [...] Mais est-ce que le ministre serait prêt à vivre avec 39 000 $ par année? »

— Une citation de  Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario

Plus de 45 400 des 55 000 syndiqués ont participé au vote de grève, soit un taux de participation de 82,6 %.

Laura Walton en point de presse.

Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario, nie chercher à faire la grève.

Photo : Radio-Canada

Pas de date de grève

Aucune date de grève potentielle n'a été fixée pour l'instant. Les négociations doivent reprendre jeudi entre les deux parties.

Pour Mme Walton, les pourparlers de jeudi et vendredi seront « clés » pour la suite. Avant de pouvoir légalement déclencher un débrayage, le Syndicat devrait donner un préavis de plusieurs semaines, note-t-elle.

Le Syndicat n'exclut pas une grève du zèle ou tournante ou un débrayage général si les pourparlers ne débouchent pas sur une entente.

Les salaires

Le SCFP réclame des augmentations salariales de 11,7 % ou de 3,25 $ l'heure pour ses membres, soutenant que leurs salaires n'ont pas suivi l'inflation.

Le gouvernement Ford offre, lui, une hausse salariale de 2 % aux travailleurs de l'éducation gagnant moins de 40 000 $ et une augmentation de 1,25 % pour les autres, soit 33 à 53 cents de plus l'heure, selon leur syndicat.

Selon Mme Walton, l'offre provinciale représente en moyenne une augmentation annuelle de 800 $ par syndiqué.

Le gouvernement rétorque qu'en plus des augmentations salariales le Syndicat réclame cinq jours de préparation payés avant le début des classes, 30 minutes de temps de préparation payées quotidiennement et une hausse de la rémunération pour les heures supplémentaires.

Le gouvernement Ford est aussi en négociation présentement avec les quatre syndicats d'enseignants pour le renouvellement de leurs conventions collectives.

Réactions

Le NPD reproche au gouvernement progressiste-conservateur d'avoir mené nos enfants au bord du précipice d'autres perturbations scolaires.

« Le premier ministre Doug Ford et le ministre Stephen Lecce ont utilisé l'année scolaire de nos enfants comme monnaie d'échange pour intimider les travailleurs de l'éducation les moins bien payés. »

— Une citation de  Chandra Pasma, porte-parole de l'opposition en matière d'éducation

La députée libérale Mitzie Hunter affirme ceci : Depuis le début de ces négociations, Doug Ford et Stephen Lecce refusent d'évaluer l'idée d'accorder aux travailleurs de soutien en éducation la compensation qu'ils méritent.

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