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Des résidents de l’île Miscou plantent de l’herbe de rivage pour prévenir l’érosion

Un homme plante une herbe dans le sable d'une dune côtière.

Les racines de l'herbe de rivage contribuent à garder le sable en place.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une plantation d’herbes de rivage a eu lieu en fin de semaine sur l’île Miscou, au Nouveau-Brunswick, dans le but de stabiliser les dunes côtières qui subissent de l’érosion.

Un résident de l’île, Austin Vibert, a participé à l’initiative, samedi, dans le cadre du projet Côtes en santé, qui rassemble plusieurs partenaires, dont l'organisme Nature NB. L’herbe de rivage, grâce à ses racines, contribue à garder le sable en place.

Une plante solitaire dans le sable.
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L'herbe de rivage joue un rôle stabilisateur pour cet environnement fragile.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Le projet a aussi pour but de sensibiliser les conducteurs de véhicule tout-terrain à la fragilité des dunes. Si tous les conducteurs circulaient sur un sentier, les dunes subiraient moins de dommages, explique M. Vibert. Les membres du groupe ont donc installé des enseignes sur les lieux.

Austin Vibert dit espérer que les dunes très perturbées par la récente tempête Fiona se rétablissent.

Des habitats à protéger

Les côtes du Nouveau-Brunswick subissent constamment de l’érosion. Leurs habitats délicats ne s’étaient pas encore remis de la tempête Dorian de 2019 lorsque Fiona est passée sur la région, explique Jolyne Hébert, de l’Association du bassin versant de la baie de Shediac.

Selon Mme Hébert, l’herbe de rivage protège les dunes, mais cette plante est elle-même fragile lorsque les gens marchent dessus.

Elle craint que les fortes tempêtes deviennent plus fréquentes, ce qui laisserait aux communautés moins de temps pour planter de l’herbe afin de protéger le rivage.

Les dunes abritent aussi des espèces qui dépendent de cet écosystème pour vivre.

Nous devons penser aux espèces à risque qui sont maintenant à risque de décliner encore plus parce que ces habitats disparaissent, souligne Jolyne Hébert.

Un marais salé se trouve tout juste derrière les dunes de l’île Miscou, indique Austin Vibert. Il estime que les dunes ne sont qu’à trois pieds au-dessus du niveau de la mer. Si cette barrière naturelle devait céder un jour, le marais serait inondé et l’écosystème serait bouleversé, craint-il.

Jolyne Hébert conseille aux résidents des zones côtières de s’informer au sujet des habitats qui se trouvent sur leurs terres et des meilleurs moyens qui peuvent contribuer à les protéger à long terme.

D’après un reportage de Hannah Rudderham, de CBC

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