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Le CISSS-AT mène un projet d’analyse des drogues consommées en région

Un homme montre une trousse de consommation sécurisée de drogues par la fumée.

L'étude vise à déterminer si le contenu des drogues correspond à ce que les gens pensent avoir consommé.

Photo : CBC/Lauren Pelley

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) coordonne depuis le 1er septembre un projet visant à déterminer si le contenu des drogues correspond à ce que les gens pensent avoir consommé.

Les participants de l’étude, qui se termine le 16 octobre, doivent répondre à un questionnaire et fournir un échantillon d’urine. Le tout se fait de manière complètement anonyme et une rémunération est offerte.

Le projet, qui s’étend sur sept autres régions du Québec, en est à sa deuxième année. Les résultats de l’analyse de 2021, à laquelle 36 personnes ont participé, ont d’ailleurs permis au CISSS-AT de constater qu’aucun écart notable n’existe entre les substances que les participants de la région pensaient avoir consommées et ce qu’ils ont réellement consommé.

Omobola Sobanjo, médecin-conseil à la direction de santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue et médecin répondante pour le dossier de prévention de surdoses aux substances psychoactives, confirme qu’aucune présence de fentanyl n’a été détectée en région jusqu’à présent dans ce projet.

Il faut toutefois souligner que c’est un petit échantillon. Le fentanyl et ses dérivés ont déjà été détectés en Abitibi-Témiscamingue, notamment grâce aux saisies effectuées par la police. C’est pour ça que le projet est intéressant. On veut en savoir plus sur ce qui circule sur notre territoire, précise la Dre Sobanjo.

S’assurer de consommer sécuritairement

Le CISSS-AT recommande d’abord d’éviter de consommer seul, afin d’avoir plus rapidement accès à de l’aide si un problème survient.

Rappelons que la Loi sur les bons samaritains secourant des victimes de surdoses offre une protection juridique aux personnes qui sont victimes ou qui sont témoins d’une surdose et qui sollicitent de l’aide des premiers répondants.

La Dre Sobanjo se tient debout accotée sur une clôture sur le toit d'un édifice devant l'hôpital de Rouyn-Noranda.

La Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil à la Santé publique

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

La Dre Sobanjo souligne également que la région dispose de services qui permettent une consommation plus sécuritaire.

On a des services qui aident à remplacer les substances par des molécules plus sécuritaires qui comblent de la même manière les besoins que les gens ont, et ce en évitant les dangers de l’injection de produits achetés sur le marché noir, affirme-t-elle.

La médecin-conseil précise que des trousses de naloxone, un médicament qui agit rapidement pour renverser temporairement les effets d’une surdose d’opioïdes, sont disponibles en pharmacie.

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