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Des passionnés de sports électroniques rivalisent d’adresse à Amos

Pour la première fois en Abitibi-Témiscamingue, des passionnés de sports électroniques se retrouvent au même endroit pour assister à des compétitions en direct et à des conférences ainsi que pour se divertir.

Pour la première fois en Abitibi-Témiscamingue, des passionnés de sports électroniques se retrouvent au même endroit pour assister à des compétitions en direct et à des conférences ainsi que pour se divertir.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Des passionnés de jeux vidéo de partout dans la région ont convergé vers Amos en fin de semaine pour le premier congrès Vision ESports.

Pendant trois jours, ils ont pu rivaliser d’adresse dans des compétitions et échanger sur leur passion.

« On sait que les sports électroniques se développent partout et on voulait organiser quelque chose pour les jeunes, les faire sortir et les rassembler, explique Pascal Bélanger, cofondateur de Vision ESports. On se rend compte aussi que des gens de tous les âges aiment le jeu et on a élargi les activités à tout le secteur ludique pour ratisser le plus large possible. On est contents de cette première présentation. On veut positionner Amos comme l’arène principale des compétitions dans la région. »

Pascal Bélanger, cofondateur de Vision ESports.

Pascal Bélanger, cofondateur de Vision ESports

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Parmi les passionnés présents à Amos, on trouvait plusieurs jeunes qui pratiquent le sport électronique dans les programmes E-sports de l’école secondaire Iberville de Rouyn-Noranda ou encore au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

Leur entraîneur, Gabriel Arseneault, précise que l’arrivée de ce programme en milieu scolaire est finalement bien accueillie par les parents.

« Beaucoup de parents étaient sceptiques, mais j’ai un message fort pour les jeunes. S’ils n’ont pas une vie bien balancée, ils ne pourront pas bien performer dans le gaming, explique-t-il. Ils sont compétitifs, ils veulent être les meilleurs. Quand ils comprennent qu’il leur faut aussi avoir une vie sociale, remplir leurs responsabilités, et que ça va les aider à performer, leurs yeux s’ouvrent. Ils sont prêts à faire leurs devoirs et à souffrir sur les bancs d’école. »

Gabriel Arseneault, entraîneur de sports électroniques à l'école Iberville et au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue.

Gabriel Arseneault, entraîneur de sports électroniques à l'école Iberville et au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Jean-Christophe Legrand, de Ville-Marie, se prépare à amorcer sa deuxième saison avec l’équipe de sports électroniques du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue. En plus d’avoir beaucoup de plaisir et d’avoir amélioré ses aptitudes au jeu, il dit tirer beaucoup de motivation dans cette expérience.

« J’ai toujours aimé le gaming et j’en ferais pareil s’il n’y avait pas le programme à l’école, mais ça ajoute une raison, souligne-t-il. Personnellement, ça m’aide, parce que les tactiques t’amènent à réfléchir sur toi-même. Tu dois apprendre à donner le meilleur de toi-même pour aider ton équipe. »

Le congrès Vision ESports a aussi été l’occasion pour l’organisme Abitibi E-Sports de faire connaître ses activités. Depuis quelques années, des adeptes se rassemblent à Amos chaque semaine pour des compétitions de haut niveau au jeu Smash Bros.

« C’est le fun de pouvoir montrer au monde ce qu’on peut faire comme communauté et qu’on est prêts à se développer, souligne Matthias Ébacher, organisateur de tournois pour l’organisme. Il y a plusieurs jeux, comme Fortnite, où tu peux jouer seulement en ligne. Mais tu ne vis pas la même ambiance que d’organiser ce genre de tournoi-là. Moi, je suis un joueur de divan qui aime ça être en compagnie de mes amis. Toute cette communauté-là, ils adorent ça, c’est clair, net et précis. »

Matthias Ébacher, organisateur de tournois pour l'organisme Abitibi E-Sports.

Matthias Ébacher, organisateur de tournois pour l'organisme Abitibi E-Sports.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Conférencier lors du congrès, Gabriel Arseneault espère avoir fait comprendre à son auditoire l’importance du jeu dans tous les aspects de la vie.

« C’est cool comme événement. Le sport électronique est souvent jugé par les autres et c’est normal parce qu’il y a parfois de l’abus. Il y a une minorité qui joue beaucoup trop. J’ai souvent recommandé à quelqu’un qui ne veut pas être professionnel de ne pas jouer plus que 16 heures par semaine. Si on peut envoyer un message, c’est que c’est juste un jeu et que c’est naturel de jouer. Il faut juste respecter le jeu : ça fait partie de l‘humain depuis toujours », conclut-il.

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