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Pourquoi faire de la politique en 2022?

Des pancartes électorales sont accrochées à des poteaux.

Cinq candidates et candidats ont accepté d'exprimer à Radio-Canada les raisons qui les ont poussés à se lancer en politique.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Jérémie Camirand

Pourquoi se lancer en politique en 2022? Radio-Canada a tenté de répondre à la question en rencontrant cinq candidats des principaux partis politiques québécois qui, au cours des 36 derniers jours, ont sillonné leur comté en ayant, pour la première fois, l’ambition de faire leur entrée à l’Assemblée nationale le 3 octobre.

De conseiller à candidat

Charles Robert tentera de se faire élire, lundi, dans la circonscription Jean-Lesage, sous la bannière du Parti libéral du Québec (PLQ). Ce parti, il le connaît bien.

Depuis une quinzaine d’années, il y travaille comme conseiller. Il a étroitement accompagné l’ancien premier ministre Philippe Couillard, ainsi que l’actuelle cheffe libérale Dominique Anglade.

« J’ai bâti ma carrière politique sur le conseil, je m’occupais des communications de M. Couillard, entre autres. Et là, de descendre sur le terrain comme candidat, c’est une expérience totalement différente. »

— Une citation de  Charles Robert, candidat dans Jean-Lesage pour le Parti libéral du Québec (PLQ)
Un homme parle devant la caméra.

Après avoir été conseiller de Philippe Couillard et de Dominique Anglade, Charles Robert a fait le saut dans l'arène politique à titre de candidat dans Jean-Lesage.

Photo : Radio-Canada

Après toutes ces années, Charles Robert sentait le besoin de revenir à ce pour quoi il s’était d’abord impliqué en politique il y a plus d’une décennie.

Après 15 ans, j’avais besoin, je pense, d’essayer autre chose, de retourner aux sources de l’implication politique, et cette source-là, c’est avec les citoyens qu’on va la chercher, c’est dans les débats qu’on fait avec les autres candidats. [...] J’ai très, très envie de donner un nouveau sens à mon implication politique, mentionne le candidat libéral.

De l’autre côté du micro

Kariane Bourassa sollicite l’appui de la population de Charlevoix–Côte-de-Beaupré pour la Coalition avenir Québec (CAQ), après avoir passé les 15 dernières années à œuvrer comme journaliste pour le réseau TVA.

Une dame pose devant la caméra.

Kariane Bourassa s'est lancée en politique pour défendre les couleurs de la Coalition avenir Québec (CAQ) après une carrière en journalisme.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

La candidate n’a pas à chercher bien loin pour trouver des raisons expliquant son arrivée en politique provinciale. Plusieurs enjeux l'ont poussée à faire campagne, dont l'environnement.

« Ma raison numéro deux, c’est l’environnement. C’est quelque chose qui me tient vraiment à cœur, puis je me suis dit que s’il n’y a pas de jeunes comme moi qui s’impliquent en politique, j’ai peur que ça n’aille pas assez vite. »

— Une citation de  Kariane Bourassa, candidate dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré pour la Coalition avenir Québec (CAQ)

Le cynisme, Mme Bourassa l’a senti tout au long des dernières semaines. Malgré tout, elle dresse un bilan positif de sa première campagne électorale.

Si on va sur les réseaux sociaux, il y a énormément de commentaires négatifs et on a l’impression, mon Dieu, que personne n’est satisfait de ce qu’on fait, que ça va mal, mais quand on va sur le terrain, quand je cogne à des portes, je vois des gens qui ont été satisfaits des quatre dernières années, indique-t-elle.

Du Sénégal à l’Assemblée nationale?

Myriam Fortin a représenté le Québec un peu partout sur le globe. Du Sénégal au Nouveau-Brunswick, c’est maintenant dans la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré que l’avocate de formation tentera de poursuivre son implication politique sous la bannière de Québec solidaire (QS).

Une dame pose devant la caméra.

Myriam Fortin en est à sa toute première campagne électorale pour Québec solidaire.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Je suis revenue m’installer à Baie-Saint-Paul l’année dernière parce que j’avais envie de travailler, m’impliquer, m’engager dans ma communauté, dans ma région, avoue la candidate solidaire.

Myriam Fortin n’a pas hésité lorsque l’équipe locale de Québec solidaire l’a approchée pour qu’elle devienne candidate. Quelques heures avant le scrutin, elle ne regrettait pas sa décision.

« Je pense que peu importe le résultat, c’est vraiment une expérience autant personnelle que pour toute l’équipe qui s’est impliquée. [...] On a amené le parti à un autre niveau dans la circonscription. »

— Une citation de  Myriam Fortin, candidate dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré pour Québec solidaire (QS)

À la veille du 3 octobre, celle qui est la fille de l’ancien maire de Baie-Saint-Paul, Jean Fortin, entrevoit les résultats avec sérénité.

Une première sous le signe de la discussion

L’ancienne directrice de Vivre en ville, Jeanne Robin, a tenté de convaincre, au cours des dernières semaines, les électeurs de rendre au Parti québécois (PQ) le comté de Taschereau, qui a longtemps été un bastion péquiste.

« J’ai vraiment voulu me rapprocher de la prise de décision pour accélérer les choses parce que je considère qu’on ne va pas assez vite pour relever le défi climatique. Il y a des enjeux importants à relever dans la société québécoise et je voulais contribuer à faire du Québec un pays. »

— Une citation de  Jeanne Robin, candidate dans Taschereau pour le Parti québécois (PQ)
Une femme en entrevue dans la rue.

Jeanne Robin est candidate pour le Parti québécois dans Taschereau (archives).

Photo : Radio-Canada / Steve Breton

Si sa campagne a débuté sous le signe de la controverse – son bureau ayant été sujet au vandalisme –, Jeanne Robin ne retire que du positif de ce premier contact avec la politique.

Je ne pensais pas qu’en campagne électorale, je prendrais autant de plaisir à discuter avec tout le monde. Je me suis rendu compte que parler avec des inconnus, ce n’est pas quelque chose qu’on fait souvent dans la vie et c’est très nourrissant, c’est très inspirant, raconte la candidate péquiste.

S’impliquer pour changer les choses

Motivée par l’appui de ses proches, Mylène Bouchard s’est lancée dans la joute politique afin de représenter le Parti conservateur du Québec (PCQ) dans la circonscription de Montmorency.

Pour ma famille, pour mes parents; en fait, pour tous les enfants, parents et grands-parents du Québec. Je trouve que la direction dans laquelle le Québec s’en va, ce n’est pas ce que je veux léguer aux générations futures. Donc, je veux m’impliquer pour aller faire un peu le ménage et changer les choses, affirme la candidate conservatrice.

Une dame parle à la caméra.

Mylène Bouchard porte les couleurs du Parti conservateur du Québec pour la toute première fois de sa carrière.

Photo : Radio-Canada

Celle qui a travaillé dans le milieu du marketing numérique au cours des cinq dernières années conclut sa campagne avec de nombreuses cordes à ajouter à son arc.

J’ai appris énormément de choses, j’aurais le goût de recommencer. [...] J’ai appris tout ce qu’il y a derrière une campagne, tout ce qu’on ne voit pas, tout ce que ça prend comme ressources. [...] J’ai fait de belles rencontres et ça va me rester, avoue-t-elle.

D'après les informations de Flavie Sauvageau

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