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Des Hazaras dénoncent les attaques à leur encontre en Afghanistan

Une jeune fille tient une pancarte avec le visage des filles tuées dans une explosion terroriste en Afghanistan.

La communauté hazara de Toronto veut que gouvernement taliban d'Afghanistan soit tenu responsable de ne pas défendre les minorités ethniques.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des ressortissants afghans et des membres de la communauté ethnique Hazaras se sont réunis dimanche à l'esplanade Nathan Phillips Square pour dénoncer les attaques récentes contre des enfants Hazaras. Ils veulent que la communauté internationale reconnaisse ces actes comme un génocide.

Zainab Dawari a la voix timide, mais elle fait preuve de détermination avec un message clair. Elle veut savoir qui est responsable de l’attaque d’une école vendredi dans un centre éducatif de Kaboul.

35 personnes sont mortes dont une majorité de filles qui se trouvaient au premier rang de la classe lorsqu’un homme s'est fait exploser.

Quels étaient leurs crimes ? Elles voulaient juste aller à l’école, déclare-t-elle.

Elle estime qu’il est important de manifester pour faire valoir le droit des femmes en Afghanistan. Je suis là pour soutenir leur voix. Elles n’ont pas le droit de penser à leur futur, ajoute Zainab Dawari.

Habibullah Athaee est un des organisateurs de la manifestation. Il espère que la communauté internationale entendra le message des manifestants alors que des attentats contre des communautés chiites Hazaras se répètent depuis près de deux ans. Plusieurs ont été revendiquées par l’État Islamique.

Nous voulons que la communauté internationale reconnaisse ces actes comme un génocide, en se basant sur toutes les preuves que nous avons vu. Ils tuent des enfants, des bébés. Dans les écoles, les autobus, il n’y a pas d’endroit sécuritaire pour nous, particulièrement dans les deux dernières années, demande Habibullah Athaee.

Abdul Jhafar Qasemi, un des bénévoles pour l’organisation de la manifestation, estime aussi qu’il faut mettre les talibans aujourd’hui au pouvoir devant leurs responsabilités.

« Les Nations Unies ne font rien contre ces actions criminelles. Ce gouvernement taliban ne fait rien pour protéger les gens. »

— Une citation de  Abdul Jhafar Qasemi, bénévole

C’est d’ailleurs le constat que fait Amnesty International dans un communiqué publié vendredi.

Depuis qu’ils se sont emparés du pouvoir en Afghanistan, les talibans n’ont pas fait grands chose pour mettre en place des mesures de protection de la population, en particulier des communautés chiites Hazaras qui sont systématiquement prises pour cibles, notamment par l’État islamique (EI), dans les écoles, les mosquées, les centres de formation et les lieux publics. Au contraire, que ce soit par action ou par omission, les talibans n’ont fait qu’aggraver les risques pour les Afghanes et les Afghans, en particulier pour les membres des communautés ethniques et minoritaires, écrit la chargée de campagne pour l’Asie du Sud à Amnesty International Samira Hamidi.

Deux autres attentats contre la communauté Hazara ont également ciblé des écoles en avril dans le même quartier.

Avec des informations d'Andréane Williams

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