•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mobilisation à Winnipeg pour réclamer une plus grande protection des femmes en Iran

Des manifestants tiennent des pancartes devant un immeuble à Winnipeg le 1er octobre 2022.

Les manifestants ont exhorté l'opinion publique à se tenir debout avec les femmes iraniennes afin que leurs droits soient protégés face au régime de Téhéran.

Photo : Radio-Canada / Anne-Charlotte Carignan

Radio-Canada

Des centaines de personnes se sont jointes samedi à Winnipeg au mouvement mondial pour dénoncer la mort de Mahsa Amini, cette jeune femme décédée après avoir été arrêtée par la police des moeurs, pour ne pas avoir porté son voile correctement.

Devant le Musée canadien pour les droits de la personne, les manifestants ont réclamé que justice soit faite à la suite du décès de la jeune femme de 22 ans tout en appelant au changement du régime iranien.

Mûnis de pancartes, ils ont surtout voulu attirer l’attention de l’opinion sur le traitement réservé aux femmes par le régime en place en Iran, avant d’exiger un respect des droits des femmes dans ce pays.

Les gens se font tuer parce qu'ils veulent être libres de porter, de faire, de dire ce qu'ils veulent, déplore Behin Safa, une étudiante étrangère venue d’Iran qui a participé au rassemblement dans la capitale manitobaine.

Mme Safa explique que certaines de ses amies ont été arrêtées pendant des manifestations parce qu’on leur reprochait le fait de chanter, une activité interdite aux femmes dans ce pays.

Des gens sont tués parce qu'ils veulent être libres de porter des vêtements, de faire, de dire, de chanter ce qu'ils veulent. J'ai des amies qui chantent dans une chorale, même si les femmes n'ont pas le droit de chanter en Iran. Elles ont été arrêtées par la police et nous sommes là pour les soutenir, s’indigne-t-elle.

« Ça arrive à des humains. Personne ne peut rester indifférent, c'est important. »

— Une citation de  Behin Safa, étudiante étrangère d'origine iranienne et participante à la manifestation
Des personnes réunies devant le Musée pour les droits de la personnes à Winnipeg le 1er octobre 2022.

Des centaines de personnes ont plaidé en faveur du changement de régime en Iran, alors que les organisateurs du rassemblement observent une plus grande solidarité populaire pour la défense des droits des femmes en Iran.

Photo : Radio-Canada / Anne-Charlotte Carignan

L'organisatrice du rassemblement, Ershiya Bagheri, croit que la manifestation de Winnipeg, qui fait partie d'un mouvement mondial de mobilisation, peut faire bouger les choses, parce qu’elle observe plus de solidarité maintenant qu’auparavant.

Nous manifestons depuis des années. Ça n'a mené à rien, car nous n'avions pas le soutien de la communauté internationale. Nous n'étions pas unis, souligne-t-elle.

Les gens nous ont entendus et nous soutiennent. Le hashtag Masha Amini a été utilisé des millions de fois, constate-t-elle. 

« Cette fois-ci, c'est différent. »

— Une citation de  Ershiya Bagheri, organisatrice de la manifestaiton à Winnipeg

Arrêtée le 13 septembre par la police iranienne, Mahsa Amini est décédée trois jours plus tard. Depuis 16 jours, un mouvement de contestation s’observe dans le pays, mais il est fortement réprimé par le pouvoir qui dément toute implication des forces de l’ordre dans la mort de la jeune femme.

Selon l'agence de presse iranienne Fars, environ 60 personnes ont été tuées depuis le 16 septembre, tandis qu'Iran Human Rights a fait état d'au moins 83 morts.

Plus de 1200 manifestants ont été arrêtés, selon un bilan officiel, mais de nombreuses organisations estiment que le bilan est beaucoup plus élevé.

Avec les informations de Anne-Charlotte Carignan

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !