•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Planter des arbres à la mémoire des victimes du vol PS752, abattu par l’Iran en 2020

Une femme plante un arbre.

Les organisateurs affirment avoir comme objectif de planter un total de 176 arbres, un arbre pour chaque victime de l'écrasement d'avion.

Photo : Radio-Canada / Kevin Nepitabo

Radio-Canada

Des Manitobains se sont rassemblés au parc Scurfield à Winnipeg, samedi, afin de planter 167 arbres à la mémoire des victimes du vol PS752 d'Ukraine International Airlines, abattu près de Téhéran par des missiles iraniens quelques minutes après son décollage, le 8 janvier 2020, faisant 176 morts.

L’année prochaine, nous essaierons d’avoir planté 176 arbres en honneur aux victimes de cette tragédie, explique le président de la Iranian Community of Manitoba, Arian Arianpour.

M. Arianpour ajoute que cette cérémonie fait partie de la première phrase d’un projet qui verra la construction d’une plaza avec des plaques commémoratives, notamment.

La président de l'association iranienne du Manitoba, Arian Arianpour.

La président de l'association iranienne du Manitoba, Arian Arianpour, souhaite voir les résidents lire sous l'ombre des arbres plantés.

Photo : Radio-Canada / Kevin Nepitabo

Cinquante-cinq citoyens canadiens ont perdu la vie lors de l’écrasement d’avion, ainsi que trente résidents permanents.

Kourosh Doustshenas prend la parole avec un micro.

Kourosh Doustshenas a perdu sa fiancée, Forough Khadem, le 8 janvier 2020. Il a pris part à l'événement organisé au parc Scurfield, à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Kevin Nepitabo

Huit des victimes étaient winnipégoises, y compris Forough Khadem, ayant obtenu un doctorat en immunologie de l’Université du Manitoba, en 2016.

Son fiancé, Kourosh Doustshenas, était présent à la cérémonie.

Il ne faut pas oublier, a-t-il dit en entrevue. Ces personnes vivaient, elles faisaient partie de notre communauté. C’était des gens qu’on aimait, qui faisaient partie de nos familles.

« J’arrive difficilement à retenir mes larmes. Nous voulions bâtir une vie ensemble, et me voilà en train de planter des arbres en son honneur. »

— Une citation de  Kourosh Doustshenas

Erreur humaine ou mépris pour la vie humaine

Un officier de police monte la garde alors que l'on voit les débris d'un avion ukrainien qui s'est écrasé à Shahedshahr, au sud-ouest de la capitale Téhéran.

Les familles des victimes ont demandé à la Cour pénale internationale d’enquêter afin de déterminer s’il pouvait s’agir de crime de guerre ou de crime contre l’humanité. (archives)

Photo : Associated Press / Ebrahim Noroozi

L’Iran niait initialement avoir abattu l’avion. Après une accumulation de preuves indiquant le contraire, les autorités iraniennes ont affirmé que l’armée a tiré sur l’avion accidentellement, ajoutant qu’il s’agissait d’une erreur humaine.

En 2021, la Cour supérieure de justice de l’Ontario a conclu qu’il s’agissait d’un geste intentionnel de terrorisme de la part de l’Iran. Un mois plus tard, en juin, le gouvernement canadien a publié un rapport stipulant que l’écrasement de l’avion était causé par l'insouciance, l’incompétence et le mépris pour la vie humaine de l’Iran.

Le rapport stipule qu’il s’agit d’une violation des lois internationales.

Avec les informations d'Ozten Shebahkeget

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !