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Le défi des candidats des tiers partis en Mauricie

Un candidat se tient debout avec sa pancarte électorale.

Le candidat indépendant dans Maskinongé, Alain Bélanger

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Des candidats indépendants et ceux qui se présentent pour de plus petits partis politiques essaient de se démarquer du mieux qu’ils peuvent durant la campagne électorale.

C’est le défi que relève le candidat de Climat Québec dans Trois-Rivières, Éric Trottier, en allant au bout de ce que la démocratie lui permet.

Moi, je suis un militant dans l'âme, et le summum du militantisme, c'est de mettre son nom sur un bulletin de vote et sa face sur un poteau pour un parti politique, explique-t-il.

Si Éric Trottier a choisi de se présenter pour Climat Québec, c'est parce qu'à son avis, on doit mettre l'environnement au centre des priorités du gouvernement.

Climat Québec, en premier, c'est la protection de l'environnement, mais spécialement le climat. [Il faut] limiter le réchauffement climatique et baisser les [émissions de] gaz à effet de serre pour revenir comme avant avec un climat plus frais, ajoute-t-il.

Il est tout de même conscient que ses chances de l'emporter sont faibles.

À l’instar d’autres candidats hors des grands partis, faire sa place aura été difficile, mais pas question pour autant de baisser les bras.

« Moi, je n'ai pas de bénévoles dans Trois-Rivières. J'ai posé mes pancartes tout seul, peut-être 25 pancartes environ. J'ai ramassé mes signatures presque tout seul. »

— Une citation de  Éric Trottier, candidat de Climat Québec
Un candidat tient une pancarte électorale dans ses mains.

Le candidat du Parti 51 dans Maskinongé, Gilles Brodeur

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Ce sont là des défis auxquels se heurte aussi le candidat du Parti 51 dans Maskinongé, Gilles Brodeur. Je ne suis pas assez populaire pour être invité dans les débats cette année. J'aimerais ça peut-être dans une future élection, constate-t-il.

La proposition de Gilles Brodeur? Faire du Québec le 51e État américain. D'abord, on aurait une représentation de la démocratie la plus forte du monde au point de vue économique et culturel. Ça nous permettrait d'avoir accès à la plus grande armée du monde et, du coup, au plus grand marché économique du monde. Je ne connais aucun Québécois qui n'aimerait pas être payé en dollars américains demain matin, croit-il.

En Mauricie, c'est dans Maskinongé qu’on compte le plus de candidats et le seul représentant du Parti vert.

La priorité de Daniel Simon est de léguer une terre de 50 hectares à la communauté.

Je vais créer un trust, un fonds, et je vais léguer cette terre-là à la communauté. Vu que je suis dans le Parti vert, c'est comme créer une ville verte. Les gens qui vont s'installer ici n'auront pas besoin de payer la terre puisqu'elle va déjà être payée, décrit-il.

Toujours dans Maskinongé, Alain Bélanger se présente à titre d’indépendant. Il souhaite livrer son message à sa façon, sans pancartes électorales, sans publicité et sans porte-à-porte.

Je ne peux pas tout faire, mais je peux me battre, par exemple, lance-t-il.

Sa motivation est claire : il est en politique pour défendre les aînés.

Tu comprends-tu? J'en ai apporté une, clame-t-il en brandissant une couche. Ça, c'est une couche, elle n'a pas de gage, donc je devrais être bon pour faire un bout. Moi, la maltraitance des aînés, je commence à en avoir mon voyage.

Ces candidats reprendront sans doute leurs activités quotidiennes au lendemain du scrutin. Ils auront toutefois la certitude d'avoir porté leurs convictions à un autre niveau.

D'après les informations de Charles-Antoine Boulanger

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