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Des manifestants à Richmond Hill apportent leur soutien au peuple iranien

Des manifestants arborent des pancartes demandant au régime iranien de laisser les femmes libres de leur corps.

Les manifestants sont réunis en grand nombre à Richmond Hill pour montrer leur soutien à leurs homologues en Iran.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Deux semaines après la mort de Mahsa Amini aux mains de la police des mœurs iranienne, les soulèvements se poursuivent partout à travers la planète. Dans le Grand Toronto, des manifestants se sont réunis samedi après-midi à Richmond Hill pour soutenir les Iraniens qui demandent un changement de régime.

Entre les pancartes et les slogans, Fabien Kachani est clair quant à la raison de sa présence dans le cortège de manifestants.

L’objectif aujourd’hui c’est que ce régime disparaisse. Ce régime a été pendant 43 ans, un régime qui a suffoqué sa population, lance-t-il.

La mort de Mahsa Amini a fait le tour du monde et son histoire a mis le feu aux poudres.

Cette jeune iranienne de 22 ans, en visite à Téhéran, a été arrêtée le 16 septembre dernier par la police responsable de faire respecter aux Iraniens le code vestimentaire.

Selon cette police, elle ne portait prétendument pas son hijab de manière appropriée. Le jour même, elle est transportée à l'hôpital où elle tombe dans le coma. Elle y décède trois jours plus tard.

Pour le peuple iranien, notamment les femmes, la mort de Mahsa Amini que certains qualifient de meurtre est le symptôme d'un régime oppressif et misogyne qui doit être renversé.

Mehrdokhd Hadi est une des organisatrices de cette marche intitulée : le moment est venu. Leur objectif est clair continuer la pression populaire sur les gouvernements comme celui du Canada.

Le gouvernement iranien ne va pas écouter les gens d’ici, mais les autres gouvernements oui. [Le but est] de faire en sorte qu’aucun média ou politicien ne puisse ignorer ce qu’il se passe, insiste-t-elle.

Mehrdokhd Hadi, une femme aux cheveux gris et lunettes rouges au milieu d'une manifesation dans la rue.

Mehrdokhd Hadi fait partie des organisateurs de la marche et veut sensibiliser les médias et politiciens du monde entier.

Photo : Radio-Canada

Je suis venue au Canada il y a une trentaine d'années, mais j’ai été adolescente en Iran. Je sais ce qu’il s’y passe et d’où vient cette colère, explique-t-elle. Maintenant c’est un combat pour la justice. Les femmes, Mahsa, sont des symboles. C’est pour tout le monde, pour l’Iran et les gens en Iran.

Maral Karimi est candidate au doctorat au département d’éducation en justice sociale de l’Université de Toronto et autrice d’un livre sur le mouvement vert de 2009 qui avait déjà amené les Iraniens dans la rue contre le régime en place.

Les manifestations actuelles sont comme celles de 2009, dans le sens où ce sont principalement des gens de classe moyenne très politisés, constate-t-elle. Elles sont aussi sans précédent dans le sens où la question du genre et de la place des femmes est au cœur de ces manifestations.

Pour elle le soutien international est extrêmement important.

« Lorsque la communauté internationale a les yeux rivés sur un pays, ça les empêche un peu de continuer à tuer des gens et de violenter leurs propres citoyens. »

— Une citation de  Maral Karimi, candidate au doctorat au département d’éducation en justice sociale de l’Université de Toronto

Elle ajoute que sur place le nombre de participants aux manifestations peut être grandement limité en raison patriarcat et du sexisme inhérent'. Beaucoup de familles peuvent empêcher leurs membres féminins de se joindre aux manifestations. Elles pourraient être attaquées, voire sexuellement agressées. Le risque est notamment plus grand lorsqu’elles sont emprisonnées, explique-t-elle.

Selon les organisateurs, le groupe irano-canadien pour la Justice et les droits humains, la manifestation n'est pas seulement une réaction à la mort d'une jeune femme innocente, mais aussi un plaidoyer pour la liberté de tous en Iran.

Au dernier décompte, plus de 160 manifestations similaires étaient prévues samedi au Canada et ailleurs dans le monde.

Avec des infromations de Yanick Lepage

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