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Autisme : le manque de ressources en région est aigu

Valérie Desbiens et son fils de cinq ans, Noah, sourient en se regardant.

Valérie Desbiens et Noah, son fils de cinq ans, sont partis de Lévis il y a quelques mois pour s'installer à Godbout.

Photo : Radio-Canada / Zoé Bellehumeur

Radio-Canada

Les obstacles sont nombreux pour les familles qui ont un enfant atteint du trouble du spectre de l'autisme. C'est le cas de Valérie Desbiens, une mère de Godbout qui déplore le manque de ressources en région pour son fils.

Ils sont partis de Lévis il y a quelques mois pour s'installer sur la Côte-Nord, à Godbout. Noah, cinq ans, est atteint du trouble du spectre de l'autisme. En déménageant, la mère du jeune garçon pensait pouvoir l'inscrire à l'école primaire du village, située à quelques minutes de la maison, pour sa rentrée à la maternelle.

Toutefois, elle indique que le Centre de services scolaire de l'Estuaire lui a fortement recommandé d'envoyer son enfant à une école primaire de Baie-Comeau pour qu'il puisse y recevoir des services spécialisés.

Moi, je pensais que mon garçon allait commencer l’école comme tous les autres enfants. Le rêve idéal dans ma tête, ça aurait été que le petit aille à l'école ici, à Godbout. Pour se rendre à l'école, mon garçon fait une heure de route matin et soir, souligne la mère.

Noah est donc sur la route près de deux heures par jour pour se rendre à l'école, située à 60 km de la maison.

Le matin, Mme Desbiens prend sa voiture pour reconduire son fils à Franquelin afin qu'il prenne l’autobus jusqu’à Baie-Comeau.

L'après-midi, le jeune garçon passe ses après-midi chez Action Autisme, un organisme qui répond aux besoins spécifiques des familles.

On a déjà travaillé pendant un an pour l'habituer à l'école, donc je ne vois pas pourquoi c'est aussi long avant qu'il ait la même routine que les autres, déclare Mme Desbiens.

« Noah a autant le droit que les autres à l'éducation à temps plein et il a le droit comme les autres de pouvoir socialiser avec ses amis. »

— Une citation de  Valérie Desbiens, mère de Noah

Conciliation travail-famille

Devant cette situation, Valérie Desbiens affirme ne pas être en mesure de retourner sur le marché du travail à temps plein.

C'est beaucoup de temps sur la route de perdu. Je ne peux pas me créer un horaire normal de maman pour l'instant. Ça fait deux ans que je ne travaille plus pour m'occuper de mon garçon et que je fais quelques heures par-ci par-là pour me valoriser, confie-t-elle.

Malgré tout, la mère de Noah ne pense pas partir de Godbout.

De son côté, le Centre de services scolaire de l'Estuaire n'a pas souhaité commenter le cas de Noah sur la place publique. On nous mentionne toutefois que dans les régions comme la Côte-Nord, les services spécialisés sont concentrés dans les plus grands centres.

Si on éparpille des petites graines un peu partout dans toutes les écoles, on n'arrive pas à donner un bon service , explique Lise Babin, directrice des services éducatifs au Centre de services scolaires de l'Estuaire

Avec les informations de Zoé Bellehumeur

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