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Björk est de retour avec l’album Fossora

L'artiste islandaise avec des ongles qui ressemblent à des coraux, des cheveux bleus et un chandail jaune.

Björk a dévoilé vendredi « Fossera », son 10e album en carrière.

Photo : Site web de Björk

Radio-Canada

Björk et sa musique végétale sont de retour. Avec Fossora, son 10e album paru vendredi, l’artiste islandaise propose 13 chansons aux pistes instrumentales terreuses, marquées par la clarinette basse et les rythmes gabber, qui parlent d'un monde de champignons, de la mort, et d’espoir.

Si Utopia (2017) décrivait un monde idéaliste, porté par des flûtes et des synthétiseurs, Fossora – qui signifie fossoyeuse en Latin – est beaucoup plus terre à terre, et s’aventure parfois même en dessous de la croûte terrestre.

C’est mon album champignon. C'est comme si je creusais un trou dans le sol. Cette fois-ci, je vis avec des taupes et je ne fais vraiment qu’un avec la terre, avait expliqué la musicienne de 56 ans au Guardian en août.

Deuil

L’album porte le legs de la mère de Björk, l'activiste environnementale Hildur Rúna Hauksdóttir. La musicienne lui consacre Sorrowful Soil, puis Ancestress, deux pièces-monument écrites avant et après son décès en 2018.

Sur la première chanson, largement a cappella, un chœur honore son rôle de mère : dans la vie d'une femme; elle reçoit quatre cents œufs; mais seulement deux ou trois nids; tissés avec la force vitale d'une mère; un tissu émotionnel; un autosacrifice.

Puis, sur le second titre, plus orchestral, Björk se pose en gardienne de l'espoir, d’une partie du legs de sa mère, mais aussi de son propre destin : tu vois avec tes propres yeux; mais tu entends avec ceux de ta mère; il y a la peur d'être absorbé; par l'autre.

Les enfants de Björk, contribuent également à l’album – son fils Sindri dans Ancestress, et sa fille Ísadóra sur le morceau Her Mother’s House.

Collaborations

Fossora est aussi traversé par plusieurs autres collaborations, à commencer par celles de Kasimyn, membre du duo électronique Gabber Motus Operandi.

On entend sa signature instrumentale, qui mélange la musique pop indonésienne des années 1990 au gabber, une forme de techno néerlandaise, dès la première chanson de l’album, Atopos. On peut aussi mesurer son empreinte sur les titres Fossera et Trölla-Gabba

Le musicien expérimental américain serpentwithfeet fait aussi une apparition sur Fungal City, une chanson optimiste, portée par des sons de tambours parfois doux, parfois agressifs.

Au début du mois de septembre, Björk a également lancé le balado Björk : Sonic Symbolism, dans lequel elle explique chacun de ses albums, épisode par épisode.

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