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L’ancien sénateur Don Meredith accusé d’agression sexuelle et de harcèlement criminel

Le sénateur Don Meredith lors d'une entrevue à Toronto le jeudi 16 mars 2017.

L'ancien sénateur conservateur Don Meredith a été libéré sur promesse de comparaître en cour (archives).

Photo : La Presse canadienne / Colin Perkel

Radio-Canada

Samedi matin, le Service de police d’Ottawa (SPO) a émis trois chefs d'accusation pour agression sexuelle et un chef d'accusation pour harcèlement criminel contre l’ancien sénateur conservateur Don Meredith à la suite d'une enquête sur des allégations d'agression sexuelle.

L’homme originaire de Toronto avait démissionné de son poste en 2017 après avoir enfreint le code d'éthique de la Chambre haute en entretenant une relation intime avec une adolescente.

Le ministre pentecôtiste avait été nommé sénateur en 2010 par le premier ministre de l’époque, Stephen Harper. Il a siégé de décembre 2010 jusqu’à sa démission, en mai 2017.

Les accusations portées par la Section des agressions sexuelles et de la violence faite aux enfants du SPO sont liées à des incidents présumés survenus en 2013 et en 2014, signalés aux autorités par une femme d’âge adulte.

L’enquête avait été déclenchée en 2015 après qu’une jeune femme de 18 ans eut raconté au Toronto Star qu’elle avait eu des rapports sexuels dès l’âge de 16 ans avec le sénateur Meredith.

Le quinquagénaire a été libéré samedi sur promesse de comparaître en cour. Selon le SPO, un défendeur doit être à Ottawa pour être libéré à ces conditions.

Le SPO a indiqué craindre que l’ancien sénateur ait fait d'autres victimes et invite toute personne ayant de l’information à communiquer avec l'Unité des agressions sexuelles et de la violence faite aux enfants.

Vote d’expulsion

Puisque l’ancien sénateur avait remis sa démission avant de faire face à un vote d'expulsion, il touche toujours sa pension, confirme le Conseil du trésor.

En 2020, le Sénat avait par ailleurs versé un total de 498 000 $ en compensation à neuf anciens employés de Don Meredith qui affirmaient avoir été victimes de harcèlement au travail, notamment de harcèlement sexuel.

Les comportements dénoncés incluent le rabaissement, le dénigrement et l'humiliation de membres du personnel, de même que des baisers, des attouchements et de l'intimidation. À l’époque, la conseillère sénatoriale en éthique avait décrit ce milieu comme un « environnement de travail empoisonné ».

Selon le Rapport de l’évaluatrice indépendante au comité sénatorial permanent de la régie interne, des budget et de l’administration, consulté par Radio-Canada, le harcèlement sexuel dont ont été victimes quatre des réclamantes s’est présenté sous les formes non consenties suivantes: demandes explicites répétées, appels téléphoniques personnels à la maison, attouchements, baisers et caresses (ou tentatives de) et dans le pire cas, caresses sous la jupe de la réclamante et exhibition des parties génitales devant la réclamante.

Selon le document, M. Meredith punissait les réclamantes qui refusaient de répondre à ses avances sexuelles en les réprimandant, en les dénigrant ou en les ignorant devant leurs collègues.

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