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Perturbations lors du lancement d’une bande dessinée sur la crise du logement

Une salle pleine de gens.

De nombreuses personnes, dont des candidats aux élections provinciales et des élus municipaux, ont assisté à la présentation de l'Association des locataires de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

L’Association des locataires de Sherbrooke a organisé une présentation devant un public comprenant plusieurs candidats aux élections provinciales, vendredi, pour présenter sa nouvelle bande dessinée sur la crise du logement. Alors que l'organisme venait de reconnaître que Sherbrooke est en territoire autochtone non cédé, un accompagnateur de la candidate conservatrice dans Sherbrooke a cependant perturbé l'allocution pour clamer le contraire. 

Je vais t’en faire des rectifications sur l’histoire du Québec, ce n’est pas cela pantoute, a-t-il déclaré.

Ce comportement n’est pas passé inaperçu chez les autres candidats présents.

Nous, on n’a pas du tout ce comportement-là. Je pense qu’il faut rester respectueux, a souligné le candidat du Parti québécois dans Sherbrooke, Yves Bérubé-Lauzière. 

Ce n’était peut-être pas l’endroit aujourd’hui d’avoir cette discussion-là, a ajouté la candidate solidaire dans Saint-François, Mélissa Généreux. 

Le parti conservateur du Québec s'est dissocié des propos tenus par l'individu. Il a écrit, dans un courriel à Radio-Canada, que cette personne n’est pas membre, ni militante au Parti conservateur du Québec, et c’est un concours de circonstances qui l’a amenée à accompagner notre candidate ce jour-là.

Le 30 septembre marque par ailleurs la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, qui vise à rendre hommage aux enfants autochtones disparus et aux survivants des pensionnats.

« Ce qu’il a dit le Jour national de la vérité et de la réconciliation manquait d’empathie et de jugement.  »

— Une citation de  Le Parti conservateur du Québec dans un courriel à Radio-Canada 

Après une deuxième réaction hostile lorsque l'enjeu du racisme systémique a été abordé, l'homme a été ramené calmement à l'ordre. L’événement s’est ensuite poursuivi dans le calme. 

Une bande dessinée sur la lutte au logement 

Une bande dessinée sur la crise du logement.

L'Association des locataires de Sherbrooke a créé une série de cinq bandes dessinées.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

La bande dessinée de l'Association des locataires se veut un nouveau moyen de rejoindre les personnes frappées de plein fouet par la crise du logement. Celle présentée vendredi est la première d’une série de cinq ouvrages. 

« La lutte au logement, ça fait 40 ans déjà qu’elle existe au Québec. On a fait plein de choses, et on pensait que ça valait la peine d’aller vers une direction plus artistique, qui va permettre aux personnes de se voir, de se sentir vues, de se sentir représentées. »

— Une citation de  Célia-Félixe Dagenais, conceptrice de la bande dessinée Ensemble contre la crise du logement, la pauvreté et l’exclusion sociale

La bande dessinée est un excellent moyen pour communiquer des messages, pour vulgariser des enjeux, pour aller toucher des gens aussi, car on ne s’adresse pas juste à la tête, mais au cœur, ajoute l’illustratrice-bédéiste Chloé Germain-Thérien. 

Un premier ouvrage sur les rénovictions

La bande dessinée de l'Association des locataires abordait l’enjeu des rénovictions. Plusieurs candidats présents lors du point de presse ont souligné vouloir agir pour que les droits des locataires soient respectés dans ces cas de figure. 

Il manque peut-être d’informations et d’éducation à certains niveaux de leurs droits, et ce sont quoi les droits et les responsabilités du propriétaire. Je crois qu’on doit faire de l’éducation, et offrir aussi les ressources nécessaires lorsque quelqu’un en a besoin, indique Dany Bernier, candidat conservateur dans Saint-François. 

Les propriétaires qui ne respectent pas les règles, je pense qu’il faut exercer des mesures plus coercitives sur ces personnes-là, s’assurer que comme dans la société, les lois et les règles soient respectées, soutient quant à lui Yves Bérubé-Lauzière. 

La loi va permettre ce qu’on appelle les rénovictions. Nous, ce qu’on propose à Québec solidaire, c’est d’y aller avec un moratoire sur les rénovictions, dans les quartiers ou les municipalités où le taux d’inoccupation est en bas de 3%, conclut Mélissa Généreux. 

L’Association des locataires a aussi profité de la présentation pour réclamer de nouveau la création d’une Commission d’enquête publique indépendante sur la question du logement. 

Avec les informations de Thomas Deshaies 

Bannière promotionnelle de notre dossier sur les élections provinciales au Québec.

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