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Après Fiona, rebâtir ou partir pour de bon?

Les résidents de certaines communautés côtières doivent faire des choix déchirants.

Deux hommes devant une grosse cabane à l'envers après avoir été renversée par un ouragan.

Port aux Basques, à Terre-Neuve-et-Labrador, le 24 septembre 2022, après le passage de l'ouragan Fiona

Photo : CBC / Malone Mullin

Radio-Canada

Des communautés côtières de l’est du Canada sont aux prises avec des choix déchirants à la suite du passage de Fiona. Cette tempête post-tropicale qui a balayé les provinces de l’Atlantique le 24 septembre a causé de lourds dommages dans le sud-ouest de Terre-Neuve.

Face à la menace croissante des ouragans, de l’érosion et des ondes de tempête dans une région déjà connue pour son climat rigoureux, une des premières questions que se posent bien des résidents est celle-ci : rebâtir ou partir?

Pour le maire de Burnt Islands, un des endroits où les cicatrices sont les plus visibles, la réponse apparaît évidente : Je n’imagine pas quelqu’un reconstruire comme avant, dit Alfred Taylor.

Wallace Kinslow devant une maison endommagée.

Wallace Kinslow, conseiller municipal de Burnt Islands

Photo : Radio-Canada / Mark Quinn

Wallace Kinslow, qui a failli se noyer (Nouvelle fenêtre) lorsqu’il est sorti pendant la tempête, dit que la valeur des dommages subis par sa propriété va atteindre au moins 100 000 $. Il n’a pas l’intention de rebâtir.

Qui voudrait recommencer à zéro ici, à 67 ans, quand je vois que mes voisins n’ont pas l’intention de reconstruire? Je ne peux pas reconstruire, confie-t-il.

Un escalier gît au milieu de débris de maisons après le passage de l'ouragan Fiona.

Port aux Basques, à Terre-Neuve-et-Labrador, le 24 septembre 2022

Photo : CBC / Malone Mullin

Aux plus hauts niveaux du gouvernement, on esquisse déjà des réponses. Les temps ont changé et nous devons changer avec eux, a déclaré cette semaine le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey.

Les changements climatiques sont la lentille à travers laquelle nous voyons nos discussions et notre planification, parce qu’on peut dire qu’ils sont devenus réalité, a quant à lui mentionné le ministre des Transports, Elvis Loveless. La tempête Fiona est un rappel brutal de cette réalité, a-t-il ajouté.

Du bois, des déchets et des hélices de bateau gisent sur le bord de l'eau à l'endroit où se trouvait un quai.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ce quai a été anéanti par la tempête Fiona le 24 septembre 2022 à Rose Blanche, à une cinquantaine de kilomètres de Port aux Basques.

Photo : CBC / Terry Roberts

À Rose Blanche, un village de pêche à une heure de Port aux Basques, la résignation est palpable.

Une grande partie de l’équipement appartenait à de vieux pêcheurs et beaucoup d’entre eux ne reviendront pas. Beaucoup sont prêts pour la retraite, laisse tomber Gary Bateman.

D’après le reportage de Kyle Mooney

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