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L’annexion de régions par la Russie dénoncée par une Ukrainienne installée à Saguenay

Une femme pose devant une maison.

Yulia Pavlenko vit à Saguenay avec son conjoint et leurs deux fillettes depuis maintenant cinq mois.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Larouche

Radio-Canada

Une Ukrainienne installée avec sa famille à Saguenay dénonce l’annexion par la Russie de près de 20 % du territoire de l’Ukraine vendredi matin.

Les régions de Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson sont désormais considérées comme russes par le gouvernement de Vladimir Poutine. L’annexion a cependant été dénoncée par la communauté internationale, alors que même la Chine appelle au respect de l'intégrité territoriale de tous les pays.

À Saguenay, ce geste unilatéral a soulevé la colère d’Yulia Pavlenko qui a trouvé refuge dans la région.

C'est un mensonge. Un énorme mensonge du gouvernement russe, a-t-elle dit d’emblée.

Mme Pavlenko vit à Saguenay avec son conjoint et leurs deux fillettes depuis maintenant cinq mois. À ses yeux, les référendums des derniers jours sont une supercherie, puisque les citoyens, persécutés, n'ont pu voter librement.

« Pour convaincre les Ukrainiens de voter, ils allaient dans les maisons avec des soldats et des armes. Pensez-vous vraiment qu'ils pouvaient dire non? »

— Une citation de  Yulia Pavlenko

Ces référendums, largement dénoncés par Kiev et ses alliés occidentaux, se sont conclus par un oui à l’annexion à quelque 99 %.

Des Ukrainiens ont d'ailleurs décidé de déserter les territoires qui passent aux mains du Kremlin. L'invasion russe dure maintenant depuis 219 jours.

Ils font de la mobilisation, ils parlent de l'arme nucléaire, je ne sais pas où ils vont s'arrêter, a-t-elle poursuivi.

Vladimir Poutine au centre avec les quatre autres dirigeants célébrant les bras dans les airs.

Les quatre dirigeants nommés par Moscou des régions annexées, Denis Pushilin, Leonid Pasechnik, Vladimir Saldo, Yevgeny Balitsky, étaient présents lors de l'annonce de Vladimir Poutine.

Photo : Reuters

Les Pavlenko s'inquiètent du caractère imprévisible du conflit. D'autant plus que leur fils de 17 ans est toujours en Ukraine.

On s'inquiète pour notre fils et pour nos parents. Chaque jour, on entend des nouvelles qui disent que le sang va couler encore davantage, a dit la mère de famille, inquiète.

Foncièrement positive et résiliente, la mère de famille demeure convaincue que l'Ukraine en ressortira vainqueure. En attendant, elle reste ici, en sécurité, et s'intègre du mieux qu'elle peut.

Même si l'avenir est incertain, Yulia Pavlenko arrive à imaginer sa vie dans un an. Et ce qu'elle voit est rassurant.

Dans un an, j'espère que je parlerai français aussi facilement que vous, et que notre Ukraine sera libérée, a-t-elle conclu.

D’après un reportage d’Andréanne Larouche

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