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Deux adolescents plaident coupables d’avoir planifié une tuerie dans leur école

Le hall vide de la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec à Montréal.

Le hall de la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec à Montréal. Deux des quatre adolescents s'y sont présentés et ont plaidé coupables d’avoir proféré des menaces de mort et de complot.

Photo : Radio-Canada

Les deux derniers adolescents accusés dans une sordide histoire de complot pour commettre une tuerie dans leur école secondaire à Montréal, l'année dernière, ont plaidé coupables en Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec.

Accompagnés de leurs parents, les deux adolescents, âgés de 15 ans au moment des faits reprochés, ont avoué s’être inspirés de la tragédie de Columbine, qui avait fait 15 morts et 24 blessés en 1999, dans leur plan pour assassiner, par balles, un camarade de classe et ensuite s’en prendre aux autres élèves de leur école secondaire.

Un documentaire sur la tragédie avait été présenté en classe par un professeur pour sensibiliser les élèves à la violence armée. Mais, de toute évidence, l’exercice n’a pas eu l'effet souhaité sur les quatre élèves.

À l’été 2021, ils ont comploté pour commettre une folie meurtrière dès la rentrée scolaire.

Après avoir vu deux de leurs complices plaider coupables en janvier, les deux autres jeunes accusés ont, à leur tour, reconnu leur culpabilité d'avoir proféré des menaces de mort et de complot en vue de commettre des voies de fait graves sur des élèves et le personnel de leur école secondaire.

À cela s’ajoute une accusation d’avoir voulu incendier un bien appartenant à leur école.

La preuve des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avait permis d’établir qu’ils prévoyaient bloquer les sorties de secours, y mettre le feu et tirer à bout portant sur toute personne qui se serait trouvée dans leur ligne de tir.

Des échanges par messagerie texte avaient permis de démontrer qu’ils s’étaient procuré un livre sur la fabrication d'engins incendiaires explosifs afin de provoquer une panique générale.

Il était également question de lancer des cocktails Molotov pour incendier, vivantes, des victimes au hasard.

Les jeunes en étaient à l’étape de trouver des armes pour mettre en œuvre leur plan macabre. Un membre du groupe se serait vanté de savoir comment se procurer des TEC-9, des armes semi-automatiques avec chargeur à grande capacité.

Heureusement, les confidences d’un des quatre complices à un intervenant social ont permis au SPVM de procéder à l’arrestation des membres du groupe, avant qu’ils ne commettent l’irréparable.

On va passer à l’histoire

À l’approche du jour du massacre planifié par le groupe d’adolescents, l’un d’eux a envoyé ce message texte en anglais à ses complices : Dernier jour de cours pour certains, on va passer à l’histoire. Préparez-vous pour le party!

En guise d'approbation, l'un de ses complices lui a envoyé par messagerie texte la chanson Pumped Up Kicks (dans laquelle un jeune, armé, évoque une fusillade).

Les adolescents avaient également l'intention d'utiliser un haut-parleur portatif pour écouter de la musique pendant le carnage espéré.

Au tribunal, pendant la lecture du résumé de la preuve qui pesait contre eux, les jeunes, accompagnés de leurs parents, sont restés de marbre.

L'adolescent visé par les menaces du groupe était présent en cour, en compagnie des membres de sa famille. Ils sont devenus particulièrement émotifs lorsque les détails entourant la planification de son assassinat ont été rappelés, à la lecture des circonstances de la preuve.

Depuis la mise en accusation en 2021 du groupe d’adolescents pour ce complot meurtrier, les familles des accusés n’ont montré aucune empathie envers les parents de l’adolescent qui devait être exécuté par balles selon le plan déjoué par la police.

Les deux derniers adolescents accusés dans cette affaire seront de retour en cour le 9 décembre prochain, en Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec, pour recevoir leur peine.

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