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Gatineau va renommer la rue Amherst en geste de réconciliation avec les Autochtones

Debout à l'extérieur, une femme et un homme portent des gilets orange.

La mairesse de Gatineau a annoncé au côté de Frankie Cote, de la communauté de Kitigan Zibi, que la rue Amherst sera renommée pour honorer les peuples autochtones.

Photo : Gracieuseté:Ville de Gatineau

Il n’y aura bientôt plus de trace du général Jeffery Amherst dans la toponymie de Gatineau. La Ville de Gatineau ne veut plus du nom « Amherst ». La nouvelle appellation de cette rue sera d'origine autochtone.

En cette Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, Gatineau a annoncé vendredi que la rue qui porte le nom du célèbre militaire sera rebaptisée.

Jeffery Amherst, cet officier de l’armée britannique, traîne un héritage controversé en raison de décisions concernant les peuples autochtones au XVIIIe siècle.

Cette démarche de la Ville de Gatineau est entreprise dans un désir de contribuer à l’effort de réconciliation avec les peuples autochtones, affirme la mairesse de Gatineau, France Bélisle. Elle a annoncé qu’un nouveau nom sera trouvé en hommage à l’héritage autochtone sur notre territoire.

Un panneau de signalisation indique la rue Amherst.

La rue Amherst à Gatineau

Photo : Radio-Canada

Trois noms en langue anishinabeg seront proposés par des aînés de la communauté de Kitigan Zibi. Ces noms seront soumis et expliqués à un comité de travail conjoint pour fins de discussion. Des membres de la communauté de Kitigan Zibi, des conseillers municipaux et des résidents de la rue Amherst feront notamment partie de ce comité.

La mairesse de Gatineau est enthousiasmée par ce processus, qui comporte un volet pédagogique.

« L'idée, c’est que les aînés puissent proposer trois noms, qu’il y ait un échange pour que les Gatinois puissent aussi apprendre trois noms et trois nouvelles réalités. »

— Une citation de  France Bélisle, mairesse de Gatineau

Retirer pour éduquer

Cette collaboration emballe les membres de la communauté de Kitigan Zibi et les Anishinabeg de la région.

Frankie Cote, représentant du conseil de bande de la Première Nation anishinabeg de Kitigan Zibi, explique que la Ville et des représentants de Kitigan Zibi ont travaillé ensemble pour lancer ce projet.

C’est notre territoire, mais on ne s’y voit pas. [...] Maintenant, nous avons franchi une étape concrète. Ça va changer, souhaite Frankie Cote.

« On ne peut pas réécrire l’histoire, mais on peut retirer les symboles de ce que signifient ces noms et éduquer les gens sur leur signification. »

— Une citation de  Frankie Cote, représentant du conseil de bande de la Première Nation anishinabeg de Kitigan Zibi

Il y a bien sûr le nom de Jeffery Amherst qui doit disparaître, souligne-t-il, mais il y a aussi ceux de John A. Macdonald et d’Hector-Louis Langevin.

Les quelque 470 résidents de la rue Amherst à Gatineau recevront très bientôt une lettre pour les informer des démarches de la Municipalité.

Ce n’est pas un processus coûteux, assure la mairesse Bélisle. Ce qui est important, ajoute-t-elle, c’est la valeur de ce processus.

Gatineau n’a établi aucun échéancier précis pour compléter le changement de nom de la rue Amherst. La mairesse a déclaré que la Ville suivra le rythme de la communauté.

La population autochtone est en croissance dans Ottawa-Gatineau. Selon le plus récent portrait de Statistique Canada signalé vendredi par la Ville de Gatineau, ils sont aujourd’hui plus de 46 500 à vivre dans la région de la capitale fédérale.

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