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Lourde commande pour les exposants au Salon de l’emploi à Québec

Des gens défilent au premier étage du Laurier Québec à travers les kiosques d'employeurs.

70 employeurs font du recrutement aujourd'hui et demain au salon de l'emploi et de la formation, qui pour la première fois a été organisé dans le Laurier Québec, plutôt qu'au centre des congrès.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Pour la première fois, le Salon de l’emploi et de la formation se déroule au centre commercial Laurier Québec, dans le but d’attirer un plus grand nombre de personnes. Et des postes à combler, il y en a.

L’objectif était de recruter les curieux venus au centre commercial pour faire leurs emplettes.

Pas moins de 70 exposants font valoir leur entreprise aux passants. Vendredi matin, les employeurs semblaient toutefois plus nombreux que les futurs employés, preuve que la pénurie de main-d'œuvre est bien présente.

L’organisation du Salon de l’emploi et de la formation dit avoir choisi l’endroit pour son achalandage et son accessibilité.

« Il y a 12 millions de visiteurs annuels à Laurier Québec, donc pour les exposants, c’est merveilleux. [...] Les stationnements sont gratuits pour les exposants, et il y a des kiosques de nourriture. C’est ça qui nous différencie des centres de congrès : c’est accessible aux visiteurs et aux exposants. Ça permet à des gens qui n’étaient même pas là pour ça de venir voir. »

— Une citation de  Richard Grondin, promoteur du Salon de l'emploi et de la formation

M. Grondin a tout de même bon espoir de pouvoir servir les intérêts des entreprises et des travailleurs cette fin de semaine.

Je ne pense pas qu’il y aura moins de gens en recherche d’emploi cette année. Les gens viennent voir les occasions. [...] On en a pour tous les goûts. Quelqu’un qui vient ici et qui ne trouve pas de job, c’est parce qu’il ne veut vraiment pas, croit Richard Grondin.

Des visiteurs... qui ont déjà un emploi

Vendredi, ce sont principalement des gens ayant déjà un emploi, mais souhaitant améliorer leurs conditions de travail, qui déambulaient entre les kiosques des exposants. Denis Lepage était l’un d’eux.

Je suis à la recherche de quelque chose de nouveau. Je suis en emploi, mais j’essaie d’avoir un meilleur salaire. L’ambiance ici est extraordinaire, mais côté immigration, le gouvernement doit faire quelque chose, clame-t-il.

Des étudiants et des nouveaux arrivants s’arrêtaient également pour recevoir de l’information.

Des défis immenses pour les exposants

La plupart des employeurs rencontrés vendredi confient avoir plusieurs dizaines de postes à combler. Pour l’entreprise PepsiCo, il n'y a même aucune limite.

On a des gros besoins, pour du temps partiel et du temps plein, affirme la conseillère en acquisition de talents pour l’entreprise de Lévis, Jessica Thiboutot. Or, vendredi, sa recherche d’employés était peu fructueuse.

« Je ne m’attendais pas à recevoir autant de gens, mais c’est sûr que je n’ai pas toujours des gens qui ont le profil qu’on veut. On offre des emplois physiques, de soir et de nuit, et on voit un peu plus de personnes retraitées ici », explique Jessica Thiboutot.

De son côté, Orlando Polania, qui travaille pour une entreprise d'entretien ménager, remarque que plusieurs personnes s’informent sur les emplois disponibles, mais ne font pas nécessairement le saut. Il dit continuer à faire de la publicité et du recrutement à l’étranger.

Une femme discute avec une employeuse à un kiosque.

Les exposants espèrent gagner en visibilité auprès des clients qui se rendent au centre commercial Laurier Québec.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Une autre exposante croit être en mesure de convaincre des gens de quitter leur emploi actuel pour rejoindre les rangs de son entreprise, preuve que la compétition est féroce.

Plus de 250 000 postes sont toujours à pourvoir dans la province, selon l’Institut de la statistique du Québec.

Dans la région, les taux de chômage sont d’ailleurs inférieurs à la moyenne québécoise, qui se situe à 4,3 %. La Capitale-Nationale et Chaudières-Appalaches affichent des taux de chômage de 3,2 % et 1,6 % respectivement, le dernier étant le plus bas dans la province, selon l’Institut.

Le Salon de l’emploi et de la formation se poursuit, samedi, à Laurier Québec.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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