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Comment les conseils scolaires racontent-ils la vérité et la réconciliation aux jeunes?

Une bannière contenant des traces de main orange est déposée sur une table. Derrière, on voit des silhouettes d'enfants floues.

Comment les conseil scolaires enseignent-ils les principes de vérité et réconciliation aux enfants du Nord de l'Ontario? Deux représentantes expliquent.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Radio-Canada

La découverte de sépultures non identifiées d’enfants autochtones sur les terrains des pensionnats pour autochtones en 2021 a accéléré les changements qui s’opéraient dans plusieurs conseils scolaires en Ontario, notamment en ce qui concerne le traitement des enjeux liés à la vérité et la réconciliation avec les peuples autochtones.

Natasha Lessard, coordonnatrice du développement identitaire conseil scolaire public du Nord est de l’Ontario, affirme que son conseil scolaire s’assure d'abord avant tout d’honorer l’aspect "vérité" de la vérité-réconciliation, on s’assure de raconter cet aspect de façon adaptée selon l’âge des jeunes.

Elle affirme que les enseignants ont les outils nécessaires pour apprendre les atrocités des pensionnats de façon graduelle.

Il y a des livres qu’on peut leur lire qui font allusion à ce que les enfants autochtones ont vécu de par le passé, plus on avance dans l’âge scolaire, plus on approfondit la dure réalité des pensionnats, ajoute Mme Lessard.

Elle affirme que le conseil scolaire tente de lier les apprentissages sur la vérité en créant des activités pour tisser des liens entre tous les curriculums, que ce soit par des lectures suggérées des visionnements, ou des activités avec les élèves.

Le conseil scolaire met aussi en place des activités culturelles qui permettent aux élèves de comprendre la culture autochtone au Canada, ajoute-t-elle.

Mme Lessard affirme que c’est encore plus délicat d’aborder la vérité avec les jeunes qui s’identifient comme Autochtones au sein des classes dans le Nord de l’Ontario.

Souvent ils vont raconter que leur grand-père est allé dans les pensionnats, il y a une petite fille qui me l’a dit juste ce matin, que son grand-père est survivant des pensionnats, donc que c’est difficile d’en parler avec lui. Donc ça me permet de comprendre un peu mieux, explique-t-elle.

Une approche qui se base sur les ressources pédagogiques

Geneviève Fortin-Robinson, directrice adjointe au service éducatif du conseil scolaire catholique des aurores boréales, affirme que son approche pour l’éducation liée à la réalité autochtone passe par la formation du personnel.

Il faut former notre personnel qui travaille avec les élèves au niveau de la perspective autochtone, affirme-t-elle.

Il faut qu’on parle d’équité et d’inclusivité dans notre programme, ajoute-t-elle.

Mme Fortin Robinson affirme que le conseil scolaire ajoute chaque mois une série d’activités que les enseignants peuvent mettre en place dans leur classe.

Geneviève Fortin-Robinson avec un chandail gris.

Geneviève Fortin-Robinson est directrice adjointe au service éducatif du conseil scolaire catholique des Aurores boréales.

Photo : Avec l'autorisation de Geneviève Fortin-Robinson

On peut y retrouver des vidéos, des suggestions de lectures ou d’activités qui changent de façon mensuelle.

Depuis un an, le conseil scolaire a effectué une révision de son matériel pédagogique pour s’assurer que celui-ci ne contienne pas de représentations douteuses de la réalité autochtone.

Selon Mme-Fortin Robinson, le conseil scolaire a des partenariats avec des gardiens de la sagesse autochtone pour analyser les projets qu’ils tentent de mettre en place lorsqu’on parle de culture autochtone.

Elle affirme que son conseil scolaire continue de préparer son personnel afin de pouvoir enseigner la difficile réalité des pensionnats pour Autochtones aux jeunes.

Avec les informations de Nicolas Mongeon de l'émission Jonction 11-17

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