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François Legault n’exclut pas de légiférer pour protéger les langues autochtones

Le premier ministre sortant tente une opération électorale de la dernière chance auprès des communautés autochtones. Certaines ont mal accueilli la réforme de la Charte de la langue française.

François Legault entouré de membres de la Première Nation Abitibiwinni.

François Legault, premier ministre sortant et chef caquiste, a souligné la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation en visitant l'ancien pensionnat pour Autochtones d'Amos, à Saint-Marc-de Figuery (Abitibi-Témiscamingue).

Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

En cette Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, et surtout à trois jours du scrutin, François Legault n'exclut pas de protéger les langues autochtones par un nouveau projet de loi.

Le chef de la Coalition avenir Québec a partagé son souhait de mieux protéger les langues autochtones en évoquant un projet de loi distinct qui leur serait dédié, après avoir visité, plus tôt dans la matinée, le site d'un ancien pensionnat pour Autochtones en Abitibi.

Changement de cap caquiste, donc, dans ce dossier où certaines communautés commençaient à se sentir délaissées.

Début juin, l'adoption du projet de loi 96 sur la réforme de la Charte de la langue française avait en effet soulevé l’inquiétude de communautés autochtones qui estimaient alors que le gouvernement, dans sa démarche, ne protégeait pas suffisamment leurs langues ancestrales.

De la même façon qu'on protège le français avec la loi 101, il faut trouver une façon de mieux protéger les langues autochtones, a déclaré le premier ministre sortant vendredi à l’approche des élections, sans toutefois s’avancer sur les façons concrètes d’y parvenir.

Ça peut être à l'intérieur des écoles qui existent déjà, ça peut être du temps additionnel qui est payé aux enseignants, s’est-il contenté de présenter lors d’une mêlée de presse où les questions concernaient surtout le recours dispendieux à la célèbre firme de consultants McKinsey.

Il faudrait, dans un autre projet de loi, travailler à mieux protéger les langues autochtones a-t-il suggéré, en se disant ouvert à la discussion avec les parties autochtones.

« Il faut aider les communautés autochtones à ce que les enfants et les petits-enfants gardent les langues originales. »

— Une citation de  François Legault, premier ministre sortant et candidat caquiste

Quand la Réforme de la Charte de la langue française a été votée avant l'été, la grande cheffe de la nation crie Mandy Gull-Masty avait manifesté son désir de dialoguer avec le gouvernement et les autres nations autochtones afin de trouver des pistes de solution pour le peuple qu'elle représente.

Plus refroidi par la réforme de la Charte de la langue française, le Conseil mohawk de Kahnawake (CMK) avait carrément décidé de geler ses relations avec le gouvernement en attendant que ce dernier propose des solutions pour répondre aux besoins des Autochtones.

Autres partis, autres propositions

Autre sujet électoral incontournable? La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, un jour férié fédéral instauré en 2021 pour commémorer l’histoire des pensionnats chaque 30 septembre.

S'il est férié pour les sociétés sous autorité fédérale, la question d'en faire de même au Québec s'est posée aux différents candidats aux élections québécoises.

Éric Duhaime et Bruno Marchand, assis, devant les drapeaux de la province et de la Ville, sourient.

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a rencontré le maire de Québec, Bruno Marchand, à quelques jours du vote.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Le chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon s'est dit personnellement favorable à une journée dédiée à la réconciliation avec les peuples autochtones, tout en précisant ne pas pouvoir s'exprimer au nom de son parti qu'il souhaite encore consulter sur la question.

Interpellé sur son calendrier sans contenu en lien avec cette journée, le chef du Parti conservateur du Québec a rétorqué qu'il avait déjà rencontré des représentants autochtones récemment et que vendredi était la seule journée où le maire de Québec, Bruno Marchand, était disponible pour le recevoir.

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a indiqué pour sa part ne pas vouloir organiser d'activités électorales vendredi qui auraient suggéré une récupération politique de cette journée commémorative. Quant à la cheffe libérale Dominique Anglade, elle a mis en avant le bon dialogue à avoir avec les communautés autochtones, notamment en ce qui a trait au racisme systémique.

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