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Le FMI crée un instrument pour aider les pays à faire face aux « chocs alimentaires »

Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, parle au micro.

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, s'est réjouie du lancement de l'outil qui aidera les pays les plus pauvres de la planète (archives).

Photo : Reuters / Mike Theiler

Radio-Canada

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi le lancement d'un nouvel instrument d'aide visant à répondre rapidement aux besoins des États qui font face à l'insécurité alimentaire.

Le guichet chocs alimentaires, ouvert pour une année, doit permettre aux États qui le demandent d'avoir accès de manière rapide à des financements d'urgence en cas d'insécurité alimentaire aiguë, de chocs inattendus dans l'importation de céréales ou de hausses brutales des cours.

« Je suis très heureuse d'annoncer que le conseil d'administration du FMI a approuvé aujourd'hui l'ouverture d'un nouveau guichet de financement des ripostes aux chocs alimentaires  »

— Une citation de  Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international

Concrètement, le financement se fera par l'entremise de la Facilité de crédit rapide (FCR), qui permet un prêt à taux zéro en direction des États à faibles revenus faisant face à une situation d'urgence, et par l'Instrument de financement rapide (IFR) du FMI.

Ce nouveau guichet peut être utilisé lorsque les dons et les financements concessionnels de la part des nos partenaires ne sont pas suffisants ou lorsqu'un programme d'aide par le Fonds n'est pas possible, a détaillé Mme Georgieva dans un autre communiqué.

Un niveau d'endettement sous contrôle

Si ces financements ne prévoient pas de conditions particulières ni d'objectifs de réformes à réaliser, il reste nécessaire pour les États demandeurs de présenter un niveau de dette soutenable pour en bénéficier.

Ce nouveau guichet se veut une réponse à l'insécurité alimentaire, en hausse depuis 2018, selon un rapport publié vendredi par le FMI, et renforcée par la pandémie puis les chocs inflationnistes sur les matières premières agricoles.

La situation s'est encore dégradée avec la guerre en Ukraine et son impact sur les marchés des céréales, Russie et Ukraine étant deux des principaux exportateurs mondiaux, et celui des engrais.

Un soldat ukrainien marche près d'un champ de blé en feu.

Depuis le début de son invasion de l'Ukraine, la Russie a notamment ciblé des silos à grain et empêché l'exportation de millions de tonnes de céréales vers des pays souvent déjà en proie à l'insécurité alimentaire.

Photo : Reuters

Des millions de personnes touchées par l'insécurité alimentaire

L'institution estime que 48 pays sont concernés par un niveau élevé d'urgence, principalement parmi les États les plus pauvres et dépendants des exportations russes ou ukrainiennes.

Plus de 345 millions de personnes sont en insécurité alimentaire aiguë et 828 millions de personnes se couchent le soir en ayant faim, selon des données issues du Programme alimentaire mondial citées par Mme Georgieva.

La hausse des prix alimentaires et des engrais pourrait par ailleurs représenter un coût supplémentaire de 9 milliards de dollars pour les pays concernés en 2022 et en 2023, ce qui pèsera sur leurs réserves de devises, selon le FMI.

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