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Débris du Château Dubuc : la facture du nettoyage revient au propriétaire

Le Château Dubuc a été en partie emporté par la tempête Fiona.

Le Château Dubuc après le passage de la tempête post-tropicale Fiona (archives)

Photo : Radio-Canada / Louis Pelchat-Labelle

Le ministère de l'Environnement et des Changements climatiques indique que la responsabilité des frais de nettoyage des débris du Château Dubuc revient à son propriétaire, Michel Saint-Pierre.

Par courriel, le ministère a expliqué à Radio-Canada que le propriétaire est responsable de son bâtiment et de la récupération de ses matières résiduelles. La Ville de Chandler, pour sa part, doit assurer un suivi auprès de M. Saint-Pierre et veiller à ce que tous les débris soient ramassés.

En ce qui a trait à la plage, le maire Gilles Daraîche a déjà envoyé un avis de 30 jours au propriétaire pour qu'elle soit nettoyée en vertu des règlements municipaux sur la sécurité publique.

M. Daraîche déplore de voir le château en ruine alors qu’il aurait pu être démoli de façon sécuritaire bien avant de s’effondrer sous l'effet des fortes vagues causées par le passage de la tempête Fiona, le samedi 24 septembre. Le maire affirme que la Municipalité avait même envoyé un constat d’infraction au propriétaire peu de temps avant la tempête.

« On avertissait le propriétaire depuis longtemps pour qu’il sécurise son bâtiment. On sait que le risque d’effondrement est très grand en raison des grandes marées. C’était un secret de Polichinelle de savoir qu’une partie du château allait s’effondrer à la première grosse marée. »

— Une citation de  Gilles Daraîche, maire de Chandler

Le maire presse le propriétaire de ramasser les débris qui n'ont pas encore été emportés par la mer. Si on laisse le matériel détruit sur place, ça risque encore de s’en aller. [...] On ne peut pas pousser [Michel Saint-Pierre] à nettoyer impérativement. On ne veut pas partir de chicane, mais on va lui demander de le faire par le biais de nos services d’urbanisme, explique-t-il.

Gilles Daraîche ajoute qu’il y a un certain degré de dangerosité sur les lieux puisque beaucoup de gens vont visiter les décombres, notamment pour ramasser du bois abandonné. On n’est pas la police ni l’armée : on ne peut pas interdire aux gens d’aller là. Si le Château Dubuc était notre propriété, on aurait fait nettoyer le plus tôt possible, fait-il valoir.

Le château Dubuc a été en partie emporté par la tempête Fiona.

Il n’y a plus rien à faire pour sauver le Château Dubuc, selon le président de Patrimoine Gaspésie, Jean-Marie Fallu (archives).

Photo : Radio-Canada / Louis Pelchat-Labelle

Michel Saint-Pierre a d’autres priorités

Pour sa part, le propriétaire du Château Dubuc indique qu'il n'entreprendra aucuns travaux tant qu'il ne saura pas à qui appartient la plage. Ce n’est pas ma priorité immédiate, lance-t-il brièvement au téléphone.

Gilles Daraîche rétorque que la plage est publique, donc que la responsabilité revient bel et bien à M. Saint-Pierre. Le propriétaire est responsable de son lieu et de s’occuper de ses débris s’ils se retrouvent sur la plage du voisin.

Michel Saint-Pierre avait plaidé que c'était au gouvernement fédéral d'assumer les coûts du nettoyage des débris étant donné qu'ils se trouvent sur la plage.

Gilles Daraîche a tenté d’obtenir du financement de la part d’Ottawa, mais il a essuyé des refus puisque le terrain du Château Dubuc est privé. S'il était public, les subventions auraient été possibles, explique le maire de Chandler à la lumière des informations reçues du ministère fédéral de la Sécurité publique.

Michel Saint-Pierre.

Michel Saint-Pierre était prêt à céder son bâtiment à la Ville de Chandler pour la somme symbolique de un dollar. La Municipalité a refusé parce que le gouvernement provincial ne souhaitait pas fournir une aide financière substantielle pour déplacer le bâtiment (archives).

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Construit en 1916 à Chandler, le bâtiment servait de maison d’été à l’industriel francophone Julien-Édouard-Alfred Dubuc. Cet homme avait fondé l’usine de pâte à papier de Chandler en 1915.

Sa maison est le dernier vestige du passé industriel de la ville où, pendant des dizaines d'années, l'usine Gaspésia a fabriqué le papier journal sur lequel était imprimé, entre autres, le New York Times.

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