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Vérité et réconciliation : une marée humaine orange au centre-ville de Winnipeg

Des milliers de personnes ont envahi le centre-ville de Winnipeg à l'occasion de la Journée de la vérité et de la réconciliation le vendredi 30 septembre 2022.

Des milliers de personnes portant des tenues orange ont envahi, vendredi, le centre-ville de Winnipeg à l'occasion de la Journée de la vérité et de la réconciliation.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Michel

Radio-Canada

À l'occasion de la deuxième Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, des milliers de personnes habillées de couleur orange se sont jointes, vendredi, à une marche des survivants des pensionnats pour Autochtones à Winnipeg : de La Fourche jusqu'au Centre des congrès RBC.

Riley Brown, qui vit à Winnipeg, mais originaire de la Première Nation de Rainy River en Ontario a porté pour la circonstance un châle qui lui a été offert et qui porte les empreintes de mains de ses camarades de la 12e année.

Comme sa mère est survivante de pensionnat pour Autochtones, la femme explique porter le vêtement pour elle et pour tous les autres survivants.

Elle décrit un sentiment merveilleux de voir autant de personnes réunir pour l'événement.

C'est à couper le souffle, de voir à quel point on le remarque maintenant plus qu'avant, souligne-t-elle.

Voir autant de monde non autochtone se joindre à nous cela fait tellement de bien, confie le survivant Rennie Fontaine.

Le Manitobain Joseph Wissoy, un non-Autochtone, fait partie des nombreuses personnes venues apporter leur soutien à la marche.

J’ai beaucoup d'amis autochtones et être là c’est pour les soutenir, indique-t-il.

Des gens habillés en orange à La Fourche, à Winnipeg.

Les gens étaient déjà nombreux avant le début de la marche à La Fourche, vendredi matin.

Photo : Radio-Canada / Jérémie Bergeron

Selon les organisateurs, l'intérêt pour la mobilisation s'est accru cette année comparativement à la précédente.

L'année passée, les policiers nous ont dit qu'il y avait eu entre 10 000 et 20 000 personnes dans la rue. Cette année [...], on s'attend au double, explique Wayne Mason Jr., gestionnaire de projet pour le centre de guérison Wa-Say, qui organise l'événement.

Par rapport à l'année dernière, il y a beaucoup plus d'attention et de sensibilisation, affirme-t-il.

Depuis un mois ou deux, beaucoup de gens se sont manifestés et ont demandé ce qu'ils pouvaient faire. Nous allons avoir un jour de congé. Où puis-je trouver une chemise orange ?.

Le grand chef du Manitoba Keewatinowi Okimakanak, Garrison Settee, s'est avoué surpris par le soutien de personnes non autochtones qui ont participé à la mobilisation.

Beaucoup de personnes non autochtones portent de l'orange dans toute la ville de Winnipeg, et cela me fait vraiment plaisir, que les gens commencent à réaliser l'importance de cette journée, se réjouit-il.

Nous voulons continuer à parler de ce qui s'est réellement passé dans les pensionnats : des gens sont réellement morts et certains ont été assassinés dans ces pensionnats […]. Il est bon de se rassembler, de s'unir en tant que peuple.

Un pow-wow, fête culturelle autochtone, a été organisée à l'intérieur du Centre des congrès RBC de Winnipeg le vendredi 30 septembre 2022.

Un pow-wow, fête culturelle autochtone, a été organisée à l'intérieur du Centre des congrès RBC de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Michel

Un pow-wow intérieur est également organisé au Centre des congrès de Winnipeg devant seulement 4000 personnes, notent les organisateurs en raison des contraintes liées à la taille de la salle.

D'autres activités auront aussi lieu tout au long de la journée dans la ville pour renseigner les Manitobains sur l'histoire des pensionnats pour Autochtones et sur l'expérience des survivants.

D'après M. Mason, c'est l'occasion de venir rencontrer des survivants et de discuter avec eux de leur expérience.

Il lance cette invitation à la population : Venez parler avec un survivant. Il y en a qui veulent raconter leur histoire parce que c'est une forme de guérison lorsqu'on reconnaît l'expérience vécue par ces gens.

Avec les informations de Rachel Bergen et Anne-Louise Michel

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