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La Nation Stoney Nakoda souligne la journée de réconciliation

Une cérémonie du calumet et du tambourinage ont fait partie du rassemblement au West Elders Lodge.

Des participants à la cérémonie tenue par la Première Nation des Stoney Nakodas au West Elders Lodge, en Alberta.

Photo : Radio-Canada / Terri Trembath

Radio-Canada

La Première Nation des Stoney Nakodas a tenu une petite cérémonie mercredi à l’avance de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. S'y sont déroulées une cérémonie du calumet et une danse de la robe à frange qui étaient accompagnées de tambourinage.

La liaison culturelle des Services de santé Stoney, Jeanette Wildman, a également décrit son expérience au pensionnat pour Autochtones Morley, en Alberta, dans lequel elle a été placée à l'âge de 4 ans.

Elle estime que le public ressent moins de chocs en écoutant son témoignage : Il y a eu assez d’informations pour éduquer la société dans son ensemble, notamment partout au Canada.

Jeanette Wildman a aussi moins peur de témoigner : Ça devient un peu plus facile, pas de beaucoup, mais je n’ai plus honte .

Une employée du Centre de ressources familiales Stoney, Amanda Goodstoney, n’a pas été placée dans un pensionnat pour autochtones, mais sa mère l’a été et cela a eu des conséquences.

Sa mère, explique Mme Goodstoney, a vécu une enfance difficile. S’en est découlé un traumatisme intergénérationnel qu’elle tente de briser en pardonnant sa mère et en câlinant ses propres enfants.

Ils savent ce qu’est l’amour , dit-elle.

« Le Canada commence vraiment à dire la vérité à propos des peuples autochtones. »

— Une citation de  Amanda Goodstoney, Centre de ressources familiales Stoney

La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation est l'occasion de rendre hommage aux enfants autochtones disparus et aux survivants des pensionnats ainsi qu’à leurs proches.

Plus de 150 000 personnes des Premières Nations, des Métis et des Inuit ont été forcées de fréquenter les pensionnats pour Autochtones. Ces institutions étaient dirigées majoritairement par l’Église catholique et financées par le gouvernement du Canada des années 1870 à 1997.

Ces écoles avaient comme objectif d’assimiler les enfants autochtones, notamment en éradiquant les langues et cultures autochtones.

Les abus étaient également très répandus.

Le Centre national pour la vérité et la réconciliation a recensé plus de 4100 enfants décédés alors qu’ils fréquentaient ces pensionnats.

D'après des informations de Terri Trembath

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