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Plusieurs célébrations prévues pour souligner la Journée vérité et réconciliation

Une main levée

Un homme brandit des symboles autochtones lors d'une marche pour marquer la première Journée nationale pour la vérité et la réconciliation (archives).

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Élevée au rang de fête nationale depuis 2021, la journée du 30 septembre est devenue un symbole de recueillement à travers le Canada. Plusieurs activités sont prévues dans l’Est-du-Québec afin de souligner la mémoire des victimes des pensionnats.

Sur la Côte-Nord, plusieurs activités sont organisées un peu partout. Dès 9 heures vendredi matin, une marche organisée par ITUM a eu lieu.

La communauté de Pessamit s’est quant à elle jointe à l’initiative des marches communautaires organisées par le docteur Stanley Vollant. Plusieurs autres communautés à travers le Québec ont aussi décidé d’organiser une marche locale.

À Ekuanishit, un rassemblement est prévu en débat d’après-midi. Dans le secteur de Schefferville, des citoyens de la communauté de Matimekush-Lac-John se sont mobilisés et organisent une journée amicale afin de souligner l’événement.

Hier, dans la communauté de Gesgapegiag située dans la péninsule gaspésienne, une journée de recueillement a donné lieu à plusieurs activités, notamment une marche et plusieurs discours.

Plusieurs rassemblements prévus

C’est la communauté innue de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean, qui a été désignée cette année pour accueillir le rassemblement provincial associé à la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

L’année dernière, c’était la communauté de Uashat mak Mani-Utenam qui avait été sélectionnée pour accueillir les célébrations.

Une marche, un repas, des prestations musicales ainsi qu’une conférence offerte par le rappeur Samian sont au programme de la journée. Chaque participant a été invité à apporter une pierre avec lui pour pouvoir contribuer à l’érection d’un mur symbolisant la réconciliation.

Une bannière contenant des traces de main orange est déposée sur une table. Derrière, on voit des silhouettes d'enfants floues.

Aussi appelée la Journée du chandail orange, la Journée vérité et réconciliation vise à sensibiliser la population canadienne aux conséquences des pensionnats autochtones sur les familles et membres des communautés et d’honorer les victimes (archives).

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Les diverses communautés autochtones, qui ont déjà eu des pensionnats sur leurs territoires, sont appelées à tenir successivement le rassemblement, année après année.

Rappelons qu'il y a quelques mois seulement, le Pape a prononcé des excuses en sol canadien pour les torts subis par les enfants autochtones dans les pensionnats pour Autochtones.

Au Canada, le terme autochtone définit les Premières nations, les Inuits et les Métis, groupes qui possèdent chacun leur propre histoire, langue, croyances et pratiques. Onze nations autochtones sont reconnues au Québec, dont font partie plus d’une cinquantaine de communautés.

Être ensemble

À Ekuanishit, un rassemblement a eu lieu en après-midi pour une deuxième année d'affilée.

L’événement était organisé par le Centre de santé Mashtishanitshuap, dans la communauté d'Ekuanitshit.

On donne des drapeaux pour les survivants des pensionnats indiens de Mani-utenam et de Pointe-Bleue, indique Marie-Aimée Mestokosho, travailleuse communautaire au Centre de santé Mashtishanitshuap.

Deux gâteaux au crémage orange sont déposés sur un table. Au milieu, un plume d'oiseau, un canot miniature, une paire de chaussettes orange, une paire de mocassins et un bâton de bois

Des gâteaux à l'effigie du drapeau de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation étaient au menu des célébrations, à Ekuanitshit.

Photo : Marie-Aimée Mestokosho

Elle explique que l'heure est à la guérison pour ceux qui sont encore habités par de durs souvenirs.

On a des petits cadeaux qu’on va distribuer, affirme-t-elle. C’est comme une activité pour dire ce qu’on vous a pris quand vous étiez au pensionnat, nous, on va vous le remettre.

Les participants ont entrepris une marche d’environ deux kilomètres de distance entre le centre communautaire et le cimetière de la communauté.

Une trentaine d'enfants sont rassemblés sur les marches avant de l'église d'Ekuanitshit. Ils sont vêtus de vêtements orange.

Une trentaine d'enfants se sont réunis devant l'église de la communauté d'Ekuanitshit. La majorité d'entre eux étaient vêtus d'orange, en honneur des enfants morts et disparus dans les pensionnats autochtones du pays.

Photo : Marie-Aimée Mestokosho

La guérison est au menu

Un événement familial aura lieu samedi devant la Maison Tshimishtin dans la communauté de Uashat, tout juste après la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Tant les allochtones que les autochtones sont invités de 13h à 16h pour rendre hommage aux enfants autochtones disparus, aux survivants des pensionnats ainsi qu'à leurs proches.  

L'événement est organisé en collaboration par le regroupement Les Norkotières et la Maison Tshimishtin.

Plusieurs activités sont prévues, explique l’ambassadrice des Norkotières, Anabel Bouchard.

On va débuter la journée avec une petite présentation des invités et il va ensuite y avoir un repas traditionnel, indique-t-elle.

Des plats typiquement innus sont au menu. De la banik, de la confiture de graine rouge, du saumon sur le feu. 

Le groupe sera invité à créer une fresque commune qui sera affichée dans un local de la Maison. 

On va terminer avec Makusham, donc la danse traditionnelle, se réjouit-elle. Et puis, il ne faut pas oublier qu’il va y avoir la présence d’un tipi.

Anabel Bouchard invite les participants à porter un chandail orange et à amener une chaise de camping pour l’activité. 

Avec les informations de Charles-Étienne Drouin

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