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Ouragan Ian : 10 % de pluie additionnelle à cause des changements climatiques

Une femme marche dans une rue inondée de son quartier à la suite du passage de l'ouragan Ian en Floride.

Le réchauffement climatique, qui fait notamment grimper la température de la surface des océans, augmente donc corrélativement l'humidité de l'atmosphère et renforce l'intensité des tempêtes, comme Ian en Floride (notre photo).

Photo : Getty Images / GIORGIO VIERA

Agence France-Presse

Les pluies liées à l'ouragan Ian, qui a dévasté la Floride, ont été accrues d'au moins 10 % en raison du changement climatique, selon une première étude rapide de scientifiques américains rendue publique vendredi.

Ian pourrait, selon le président américain Joe Biden, être l'ouragan le plus meurtrier de l'histoire de la Floride, mais aucun bilan officiel n'était encore disponible vendredi. Avant la Floride, Ian avait frappé Cuba, y faisant trois morts et d'importants dégâts, laissant de nombreux foyers sans électricité.

Le changement climatique n'a pas causé l'ouragan, mais il l'a rendu plus humide, a expliqué Michael Wehner, du Laboratoire national Lawrence Berkeley, rattaché au département fédéral américain de l'Énergie, un des scientifiques ayant participé à cette étude.

Comparaisons par modélisation

Les chercheurs se sont basés sur la comparaison de la situation actuelle, marquée par un réchauffement mondial de près de 1,2 °C par rapport à l'ère préindustrielle, avec des modélisations sans la présence de ce réchauffement.

« Nous pouvons dire avec confiance que les précipitations sont plus fortes. De 10 % au moins et même, selon mes estimations, de 14 %. »

— Une citation de  Michael Wehner, scientifique au Laboratoire National Lawrence Berkeley

L'étude, qui en raison de sa rapidité n'a pu être validée par un comité de relecture, a toutefois utilisé une méthodologie déjà employée pour une étude sur la saison des ouragans 2020, validée par d'autres scientifiques et publiée en avril dans la revue Nature Communication.

Des hommes marchent sur un glacier.

Les glaciers suisses, comme le Gries (notre photo), ont battu tous les records de fonte en 2022, sous l'effet combiné d'un hiver sec et d'une longue et intense vague de chaleur estivale. Quelque trois kilomètres cubes de glace, soit 3000 milliards de litres d'eau, se sont évaporés.

Photo : afp via getty images / FABRICE COFFRINI

Un lien de cause à effet

Selon une loi physique (dite formule de Clausius-Clapeyron), pour toute augmentation de température de 1 °C, l'humidité contenue dans l'atmosphère augmente de 7 %.

Les résultats des modélisations des chercheurs américains font donc apparaître une augmentation encore plus forte des précipitations liées à Ian, suggérant une meilleure efficience de l'ouragan pour transformer cette humidité accrue en pluie.

Le réchauffement climatique, qui fait notamment monter la température de la surface des océans, augmente donc corrélativement l'humidité de l'atmosphère et renforce donc selon les scientifiques l'intensité des tempêtes.

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