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Le sujet de l’immigration prend le dessus du bilan de la CAQ en Estrie

Un passager s'apprête à traverser la frontière du Canada avec un sac à dos.

Les propos du ministre sortant Jean Boulet ont retenu l'attention jeudi lors du point de presse des candidats de la CAQ en Estrie.

Photo : Evan Mitsui / CBC

Radio-Canada

Les candidats de la Coalition avenir Québec (CAQ) en Estrie se sont rassemblés au parc Jacques-Cartier de Sherbrooke jeudi pour dresser un bilan de leur campagne électorale. Toutefois, à quelques jours du vote, ce sont les déclarations du ministre sortant Jean Boulet concernant l'immigration qui ont retenu l'attention.

Le ministre des Transports sortant et candidat de la CAQ dans Granby, François Bonnardel, et la candidate de la CAQ dans Sherbrooke, Caroline St-Hilaire, ont défendu leur collègue. Ce dernier s’est confondu en excuses après avoir dit que 80 % des immigrants s’en vont à Montréal, ne travaillent pas, ne parlent pas français ou n'adhèrent pas aux valeurs de la société québécoise.

« À un moment donné, il faut qu’on arrête. M. Boulet s’est excusé. »

— Une citation de  Caroline St-Hilaire, candidate de la CAQ dans Sherbrooke

La déclaration de Jean Boulet comportait plusieurs erreurs factuelles. S'il est vrai que 80 % des immigrants se dirigent vers Montréal, 65,2 % occupent un emploi et 77 % d’entre eux ont une connaissance du français, selon Statistique Canada.

Malgré tout, le candidat François Bonnardel continue d’offrir son appui à Jean Boulet. Les propos de Jean [Boulet] ne reflètent pas sa pensée. Il s’est excusé plus d’une fois depuis hier, rappelle-t-il, tout en réitérant le message de son parti concernant l’immigration.

Les 50 000 immigrants que nous souhaitons recevoir, 60 % d'entre eux sont des immigrants économiques ou des réunifications familiales. On a un défi d’intégration, on va continuer de travailler extrêmement fort pour être capable de toujours mieux intégrer ces immigrants.

Je pense qu’il faut passer à une autre étape, dire aux immigrants qu’ils sont les bienvenus, ajoute Caroline St-Hilaire. Sherbrooke est une terre d’accueil absolument fabuleuse pour les immigrants.

Geneviève Hébert, candidate caquiste dans Saint-François, parle dans un micro devant les candidats de la CAQ des autres circonscriptions estriennes.

Les candidats caquistes de l'Estrie se sont réunis à Sherbrooke pour faire un bilan de leur campagne.

Photo : Radio-Canada / Alexis Tremblay

Quand on lui demande si Jean Boulet devrait se retirer, comme l’a fait la candidate de Québec solidaire dans Camille-Laurin après avoir été prise à voler des dépliants, Caroline St-Hilaire juge que la situation est tout à fait différente.

Vous mélangez le non-respect des règles et des lois avec quelqu’un qui se trompe dans un propos. Pour moi, il y a un aspect non comparable, a-t-elle expliqué.

Deux options économiques, selon la CAQ

Outre l’immigration, François Bonnardel a livré un message économique. Selon lui, les électeurs devront choisir entre la lutte contre l'inflation proposée par la CAQ et les taxes orange de QS.

Les Sherbrookois ont deux choix. Premier choix, un parti idéologique, un parti qui veut, par sa taxe orange, taxer certaines automobiles, taxer les successions, augmenter les pourcentages de gain imposable sur le gain en capital. Deuxième choix, une formation politique qui est là depuis quatre ans avec un chef, M. Legault, qui est compétent, qui est inspirant, qui est rassurant.

Ailleurs sur le terrain

D'autres candidats ont fait des annonces jeudi. Celui du Parti québécois dans Sherbrooke, Yves Bérubé-Lauzière, a rappelé que son parti propose 460 M$ de plus par année pour financer les organismes communautaires. Il croit également qu’en ce moment dans la campagne, il y a un effet PSPP.

Selon lui, la bonne performance de son chef, Paul St-Pierre Plamondon, donne un élan aux candidats péquistes dans la région.

Quant à la candidate de Québec solidaire dans Orford, Kenza Sassi, elle parle plutôt d'un effet Labrie.

Selon elle, grâce à Christine Labrie, les électeurs ont constaté le travail que peut réaliser une élue de son parti. Elle a également proposé de mettre sur pied une table de concertation régionale pour la protection des lacs, si elle est portée au pouvoir.

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