•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Au moins 30 civils ukrainiens tués par une frappe aérienne sur un convoi humanitaire

Un cratère laissé par un obus.

Le projectile a frappé le stationnement d'un centre de transit pour déplacés, à une dizaine de mètres des véhicules.

Photo : afp via getty images / KATERYNA KLOCHKO

Radio-Canada

Au moins 30 civils ont été tués vendredi dans une frappe qui a visé un convoi humanitaire dans la région de Zaporijia. 88 personnes ont aussi été blessées dans cette attaque dont s'accusent mutuellement les belligérants.

Trente morts et 88 blessés à la suite d'un autre crime de guerre russe à Zaporijia, a indiqué sur Facebook le chef de la police ukrainienne, Igor Klimenko. Le précédent bilan faisait état de 25 morts.

Les civils étaient rassemblés à une quarantaine de kilomètres au nord de la ligne de contact russo-ukrainienne pour obtenir la permission de se rendre en convoi dans la zone occupée par la Russie pour récupérer leurs proches et acheminer de l'aide humanitaire.

Zaporijia est une des quatre régions ukrainiennes à être soumises vendredi à une annexion par la Russie.

Sur le site de l'explosion, une quinzaine de voitures aux vitres soufflées étaient visibles. Le projectile a frappé le stationnement d'un centre de transit pour déplacés, à une dizaine de mètres des véhicules, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Une file de véhicules endommagés.

Les civils étaient rassemblés à une quarantaine de kilomètres au nord de la ligne de contact russo-ukrainienne.

Photo : afp via getty images / KATERYNA KLOCHKO

La BBC rapporte avoir vu une demi-douzaine de corps gisant sur les lieux, apparemment des civils, et des bagages et des manteaux qui jonchaient le sol.

Viktoriia Yosypenko, une survivante rencontrée par la BBC, a raconté que sa patronne avait été tuée dans l'attaque.

« Elle avait deux enfants. J'ai quitté le café pour aller aux toilettes quand c'est arrivé. Je suis revenue en courant et j'ai essayé de la trouver. Le café était démoli, il y avait beaucoup de corps autour. C'était vraiment horrible. »

— Une citation de  Viktoriia Yosypenko, une survivante rencontrée par la BBC
La main d'une personne décédée sur un volant d'une voiture endommagée.

Au moins 25 personnes ont été tuées dans l'attaque contre un convoi humanitaire dans la région de Zaporijia le 30 septembre.

Photo : afp via getty images / KATERYNA KLOCHKO

Près du cratère d'impact du missile, la BBC a parlé à Kateryna Holoborod, assise sur sa valise en état de choc.

Nous sommes arrivés en ligne pour rejoindre une colonne allant vers Kherson. Nous sommes sortis pour voir quel était notre numéro dans la file. Puis la première roquette a frappé, derrière les wagons, a-t-elle confié.

« Nous sommes tombés à terre. Puis la deuxième a frappé au centre de la file. Il y avait du verre partout, des gens qui criaient et couraient. Je ne me souviens pas de grand-chose. »

— Une citation de  Kateryna Holoborod

Elle essayait d'aider un jeune homme blessé lorsqu'une troisième explosion a retenti.

Accusations mutuelles

Vue aérienne du convoi humanitaire frappé le 30 septembre par une frappe aérienne.

Vue aérienne du convoi humanitaire frappé le 30 septembre par une frappe aérienne.

Photo : via reuters / ANDRIY YERMAK HEAD OF THE OFFICE

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réagi en accusant la Russie d'être un État terroriste, déclarant que celle-ci avait lancé 16 roquettes sur la ville. Il a promis de punir les auteurs de ces attaques pour chaque vie ukrainienne perdue.

« L'ennemi a lancé une attaque à la roquette contre un convoi humanitaire de civils, les gens faisaient la queue pour se rendre dans la zone temporairement occupée, aller à la rencontre de proches, recevoir de l'aide. »

— Une citation de  Oleksandre Staroukh, le gouverneur régional ukrainien sur Telegram

Brûlez en enfer, maudits Russes, a lancé Oleksandre Staroukh, gouverneur de la région.

Un représentant de l'occupation russe a accusé les forces ukrainiennes d'avoir tiré sur ces véhicules pour empêcher ces civils de rejoindre la zone occupée.

L'Ukraine a frappé nos gens, qui faisaient la queue, a accusé sur Telegram un responsable de l'occupation régionale, Vladimir Rogov.

Un cadavre sous une couverture blanche.

Au moins trois cadavres de femmes étaient visibles au sol.

Photo : afp via getty images / KATERYNA KLOCHKO

Des civils retrouvés tués par balles

Au moins onze civils ont été retrouvés morts sur une route, tués par balles, après le retrait des troupes russes d'une grande partie de la région de Kharkiv, a constaté une équipe de l'AFP vendredi.

Selon les militaires ukrainiens qui ont découvert les voitures des civils et certains corps carbonisés, les Russes ont attaqué un convoi de civils.

L'AFP n'était pas en mesure de confirmer cette affirmation de manière indépendante.

Un responsable séparatiste prorusse avait accusé jeudi depuis Moscou l'armée ukrainienne d'avoir tiré sur un convoi de civils dans la région, faisant selon lui trente morts, sans toutefois apporter plus de précisions.

L'Union européenne condamne l'attaque

L'Union européenne (UE) condamne dans les termes les plus forts l'attaque odieuse de la Russie contre une colonne de véhicules civils qui a fait 30 morts vendredi dans le sud de l'Ukraine, a indiqué le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Une autre attaque odieuse de la Russie contre des civils, cette fois contre un convoi humanitaire acheminant de l'aide essentielle aux populations vivant dans la partie non contrôlée par le gouvernement de la région de Zaporijia, a tweeté M. Borrell.

Les responsables devront rendre des comptes, a-t-il ajouté.

Un convoi de voitures endommagées.

Les civils étaient rassemblés à une quarantaine de kilomètres au nord de la ligne de contact russo-ukrainienne pour obtenir la permission de se rendre en convoi dans la zone occupée par la Russie pour récupérer leurs proches et acheminer de l'aide humanitaire.

Photo : Reuters / STRINGER

Par ailleurs, un responsable de l'administration d'occupation russe de la région voisine de Kherson a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi dans une frappe ukrainienne, ont annoncé les autorités locales.

Alexeï Katerinitchev, premier adjoint au chef de l'administration de la région de Kherson, responsable de la sécurité, a été tué dans une frappe précise menée par les forces ukrainiennes à l'aide de deux missiles lancés par un système HIMARS sur son domicile, a indiqué un cadre de l'occupation russe, Kirill Stremooussov, cité par l'agence de presse russe TASS.

Ce responsable est issu du ministère russe des Situations d'urgence et avait travaillé avec les services de sécurité, le FSB, selon ledit ministère.

Avec les informations de Agence France-Presse, et BBC

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.