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La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation soulignée en Mauricie et au Centre-du-Québec

Des enfants qui regardent un homme qui a travaillé le bois.

Le reportage de Raphaëlle Drouin

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des activités sont organisées dans la région pour souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation qui a lieu le 30 septembre. pour une deuxième année au Canada. Cette journée est notamment l'occasion de se souvenir des blessures causées par les pensionnats et de favoriser les liens entre les Autochtones et les allochtones.

Des centaines de jeunes des écoles primaires de Pierreville et de Saint-François-du-Lac sont allés à la rencontre de la communauté d'Odanak, à la veille de cette commémoration. Ils se sont ainsi familiarisés, certains pour la première fois, avec la culture et les traditions des Abénakis. L’événement a eu lieu jeudi à Pierreville, au Centre-du-Québec.

Pierre Gauthier, membres de la communauté d’Odanak, trouve important de tenir ce genre d’événement. On s'intéresse à vos affaires, on veut que le monde s'intéresse aux nôtres et si on peut montrer quelque chose aux jeunes, s'ils veulent apprendre, c’est une bonne chose [selon] moi, dit-il.

« C'est de démontrer qu'on existe encore. »

— Une citation de  Pierre Gauthier, résident d’Odanak

Le directeur général du Conseil des Abénakis d’Odanaka. Daniel G. Nolett, croit en l’idée d’informer les enfants pour mieux sensibiliser les adultes.Le message est souvent plus écouté quand ça vient [des enfants] que quand ça vient d'un adulte, estime-t-il.

Des enfants qui écoutent un spectacle d'hommes qui jouent du tambour.

Les élèves ont été mis en contact avec différents aspects de la culture abénakise jeudi au Centre-du-Québec.

Photo : Radio-Canada

Daniel G. Nolett trouve qu’il reste encore du travail à faire pour que les allochtones comprennent l’impact que les pensionnats ont eu sur les Premières Nations. Il affirme que certains lui demandent encore pourquoi c’est un sujet sensible et important, même si les événements se sont produits il y a plusieurs années maintenant.

Pour plusieurs, même pour la génération suivante, les blessures ne sont pas encore guéries. Les gens sont revenus des pensionnats avec des traumas et ils font subir leurs peines, leurs traumas aux générations suivantes, donc c'est encore présent, explique-t-il.

« Il y a encore du travail à faire pour vraiment faire comprendre l’impact que toute cette période-là a pu avoir sur des générations d’Autochtones. »

— Une citation de  Constant Awashish, grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw

En entrevue à Toujours matin vendredi, il a souligné que certains Autochtones, pour différentes raisons, ont encore de la difficulté à parler des conséquences des pensionnats.

Des commémorations organisées par les centres d’amitié autochtones

Une journée de commémoration ont eu lieu aujourd’hui sur la rue Brown, à La Tuque. Les activités se déplaceront par la suite au Centre Sakihikan. 

Pour une 2e année consécutive, nous vous invitons à joindre le mouvement de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation afin de rendre hommage aux enfants disparus, aux survivants des pensionnats ainsi qu’à leurs familles et leurs communautés, pouvait-on lire dans l’invitation Facebook faite conjointement par le Centre Sakihikan et le Centre d'amitié autochtone de La Tuque.

À Trois-Rivières, le centre d’amitié autochtone organisait une marche de commémoration à 18 h.

La première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation a eu lieu en 2021.

Avec les informations de Raphaëlle Drouin et de Marilyn Marceau

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