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Lentement mais sûrement, l’industrie touristique se remet du passage de la COVID-19

Une cycliste sur la route 199 à Havre-aux-Maisons.

Les indicateurs nationaux du tourisme sont en hausse pour un cinquième trimestre de suite.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

L'industrie touristique du pays continue de se relever du raz-de-marée provoqué par la COVID-19. Lentement mais sûrement, le milieu de l'accueil retrouve ses repères.

C'est du moins ce que laissent croire les indicateurs nationaux du tourisme pour le deuxième trimestre de 2022, qui montrent que les dépenses touristiques sont en hausse de près de 20 %, une cinquième hausse trimestrielle de suite.

On est contents des résultats que l'on constate, dit d'emblée le PDG de l'Alliance de l'industrie touristique du Québec, Martin Soucy, invité à l'émission Zone économie.

Il n'en demeure pas moins que ces chiffres restent bien en deçà de ceux de 2019, avant la pandémie. Le manque à gagner demeure d'environ 22 %. Martin Soucy appelle toutefois à la patience. Le retour au niveau économique de 2019 va se faire d'ici 2024-2025 , soutient-il.

« On a été le premier secteur touché par la pandémie, et on va être l'un des derniers à se relever. »

— Une citation de  Martin Soucy, PDG de l'Alliance de l'industrie touristique du Québec

Selon M. Soucy, le rythme de la reprise, même s'il n'est pas spectaculaire, est satisfaisant. Il avance que le Québec a eu une saison touristique très respectable, supérieure aux deux dernières années, mais il attend néanmoins de pied ferme la levée des dernières mesures sanitaires au pays, prévue pour samedi.

Il ne faut pas oublier que le tourisme international a un apport important dans les dépenses touristiques. Le quart des touristes génère plus de 53 % des dépenses touristiques, avance-t-il.

Quand le tourisme d'affaires reviendra-t-il?

Faut-il mettre une croix sur les grands congrès et les rencontres d'affaires qui meublaient, avant la pandémie, bien des salles et des hôtels dans les centres des grandes villes? De l'aveu de Martin Soucy, il s'agit en effet d'un secteur qui prend un peu plus de temps à se relever.

On a bon espoir que le marché va revenir progressivement, dit-il. On s'était taillé une très bonne réputation par le passé.

Parce que le tourisme d'affaires, il est difficile de s'en passer. Il faut savoir qu'un tourisme d'affaires est deux fois plus payant qu'un tourisme d'agrément, soutient M. Soucy. Ce sont d'ailleurs des touristes qui peuvent revenir ensuite avec leurs familles.

Cependant, il ne se fait pas d'illusions. Il y a une portion des déplacements d'affaires qui ne reviendront pas, dit-il, évoquant des changements dans les mentalités des grandes organisations et la petite révolution que constitue le télétravail.

Malgré tout, son organisation, entre autres chargée par les gouvernements de promouvoir le Québec comme destination sur la scène internationale, ne baisse pas les bras. Les grands événements d'affaires, [...] il faut reconquérir ce marché-là, dit-il, et ce, même si la concurrence internationale est intense.

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