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La maison d’une famille évacuée de La Baie contaminée après trois mois sans électricité

Des frigos et un congélateur devant une maison.

La maison d’une famille évacuée de La Baie a été contaminée après trois mois sans électricité, en raison de la putréfaction des frigos et du congélateur.

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Radio-Canada

Une famille de La Baie qui demeure dans le secteur où est survenu le glissement de terrain n’a toujours pas pu rentrer chez elle, même si elle en a reçu l’autorisation. La maison est contaminée après que l’électricité ait été coupée pendant trois mois.

À l'exception de deux résidences toujours en évaluation, toutes les autres familles qui étaient toujours évacuées à la suite du glissement de terrain de La Baie ont reçu le feu vert pour rentrer à la maison en septembre.

Marie-Josée Bernier-Laflamme et les quatre membres de sa famille, qui habitent sur la 8e avenue, ont reçu l’autorisation de réintégrer leur domicile le 16 septembre.

La famille avait dû évacuer les lieux le 13 juin, quand le talus qui se trouve à l’arrière de la résidence familiale s'est détaché, emportant l'une des maisons voisines.

Des blocs de béton et des arbres coupés derrière une clôture.

La résidence qui a été emportée par un glissement de terrain en juin à La Baie se trouve à proximité de la résidence de la famille de Marie-Josée Bernier-Laflamme.

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

L’électricité a été coupée pendant presque trois mois, ce qui n'a pas nécessairement été le cas ailleurs dans le quartier.

Le contenu des trois réfrigérateurs et du congélateur s'est alors putréfié et l'odeur a imprégné toutes les pièces.

« Les experts qui sont venus nous ont mentionné que c'était comparable à la découverte d'un cadavre trois mois plus tard. Alors tout est imbibé, que ce soit les tissus, les textiles, les meubles, ça prend une grande, grande, grande décontamination. »

— Une citation de  Marie-Josée Bernier-Laflamme, résidente de La Baie
Une femme se trouve à côté de quatre frigos et un congélateur.

Les électroménagers ont été sortis de la maison, mais une décontamination demeure nécessaire dans toute la maison, explique Marie-Josée Bernier-Laflamme.

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

On a besoin d’aide

Les électroménagers ont été sortis de la maison, mais la décontamination demeure nécessaire de la cave au grenier. Les coûts sont évalués à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

On a besoin d'aide, parce que nos assurances ont déclaré que c'était un acte de Dieu, le glissement de terrain, même si officiellement on n'a aucun dommage du tout du tout à l'infrastructure du bâtiment. C'est vraiment à l'intérieur, mais eux, ils disent que c'est le glissement de terrain et non la coupure d'Hydro-Québec qui a causé ce dommage-là, explique Marie-Josée Bernier-Laflamme.

Elle s'est donc tournée vers le ministère de la Sécurité publique, mais le dossier avance lentement.

Je comprends qu’ils sont très occupés avec toutes les catastrophes qui se passent en ce moment au Québec, mais on a peur d'être mis en dessous de la pile, parce que la majorité des gens [ont pu réintégrer leur domicile], – puis on est très heureux pour nos voisins qui ont pu réintégrer –, mais on veut ne pas être oubliés. C'est ça qui nous touche. On a vraiment besoin d'avoir des réponses, laisse-t-elle tomber.

Une maison avec des frigos devant.

Marie-Josée Bernier-Laflamme et les quatre membres de sa famille habitent sur la 8e avenue à La Baie.

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Marie-Josée Bernier-Laflamme, qui demeure avec ses parents, s’inquiète pour leur santé, alors que le lieu où ils ont été relocalisés ne convient pas à leurs besoins.

On est cinq ici. Mes parents, ma mère est handicapée, mon père a la santé très fragile, partage-t-elle. Ils ont été relocalisés dans un petit appartement très très humide, non adapté. On a peur que maman tombe. Elle ne peut même pas se rendre à la salle de bain avec son fauteuil. Leurs lits sont dans le salon. C'est comme du camping, mais qui s'éternise.

Le ministère de la Sécurité publique n’était pas en mesure de fournir des informations sur la situation jeudi.

D’après un reportage de Mireille Chayer

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