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Qualité de l’air : le passage de François Legault fait réagir à Rouyn-Noranda

L'autobus de la CAQ arrive à la Cage.

Une centaine de personnes attendaient François Legault jeudi à son arrivée à un rassemblement partisan.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud

De nombreux acteurs régionaux ont tenu à réagir publiquement aux propos tenus jeudi par le premier ministre sortant lors d’une entrevue tendue à l’émission Des matins en or.

Près d'une centaine de manifestants ont accueilli de pied ferme François Legault à l’occasion d'un rassemblement partisan tenu dans un restaurant de la ville.

Parmi eux, plusieurs médecins de famille souhaitaient rencontrer le chef de la CAQ afin de signaler leurs inquiétudes en lien avec le plan de réduction des émissions d'arsenic de la Fonderie Horne. La demande leur a été refusée.

La Dre Marie-Pier Lemieux

La Dre Marie-Pier Lemieux

Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud

Selon la docteure Marie-Pier Lemieux, le discours du premier ministre voulant que la solution passe soit par l'acceptation du plan proposé par l'entreprise, soit par sa fermeture, divise la population.

François Legault a évoqué la possibilité de tenir un référendum sur une potentielle fermeture de l’usine si la population n’accepte pas le plan de réduction des émissions déjà sur la table. Un faux dilemme, selon la Dre Lemieux.

J’ai l’impression que ça fait juste plus de clivage. Nous, on n'a jamais parlé de fermer la Fonderie. Ce qu’on demande, c’est que les autorités qui prennent les décisions imposent des limites à l’entreprise pour qu’elle puisse continuer à évoluer, lance-t-elle.

Le Dr Frédéric Bonin et sa collègue, la Dre Marie-Pier Lemieux dans le stationnement de la Cage.

Le Dr Frédéric Bonin et sa collègue, la Dre Marie-Pier Lemieux.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud

Le Dr Frédéric Bonin, également présent lors de la manifestation, soutient quant à lui que le délai de cinq ans accordé à la Fonderie pour qu’elle atteigne une concentration de 15 nanogrammes d’arsenic par mètre cube d’air n’est pas sécuritaire.

Ce que la santé publique a dit, et ce qu’on continue de répéter, c’est le jour où on atteindra le 15 nanogrammes, ce sera sécuritaire. Donc le plan pour les cinq prochaines années n’assure pas la sécurité des Rouynorandiens, réitère-t-il.

Une prise d’otage, dit Émilise Lessard-Therrien

La députée sortante dans la circonscription de Rouyn-Noranda–Témiscamingue s’est dite particulièrement déçue des propos tenus par le premier ministre lors de son passage en Abitibi-Témiscamingue, dénonçant elle aussi son discours polarisant.

Faire planer la menace de fermeture à tout vent prend en otage la population qui ne souhaite pas de perte d’emplois, mais qui souhaite surtout que les activités de la Fonderie Horne cessent de se faire au détriment de la santé des citoyens, peut-on lire dans le mémoire déposé par Mme Lessard-Therrien dans le cadre des consultations publiques dans ce dossier.

Émilise Lessard-Therrien devant le lac Osisko.

La candidate solidaire Émilise Lessard-Therrien lors de la présentation de son mémoire dans le dossier des émissions d'arsenic de la Fonderie Horne.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud

La candidate solidaire déplore également le fait que M. Legault n'ait pas rencontré la population du quartier Notre-Dame.

Il aurait pu se présenter bien avant la fin de la campagne électorale pour venir rencontrer les citoyens et les citoyennes du quartier. En fait, c’est même pas ça qu’il est venu faire. Il a même refusé de rencontrer les médecins, remarque-t-elle.

Le quartier Notre-Dame de Rouyn-Noranda et l'une des cheminées de la Fonderie Horne laissant échapper de la fumée.

François Legault ne s'est pas rendu dans le quartier Notre-Dame, à proximité de la Fonderie Horne, lors de son passage à Rouyn-Noranda. (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Rouyn-Noranda souhaite un plan plus concret

La mairesse Diane Dallaire, qui a rencontré le premier ministre avec ses conseillers municipaux, se dit optimiste de pouvoir atteindre la norme québécoise de 3 nanogrammes d'arsenic par mètre cube d'air dans les prochaines années, et ainsi éviter l’arrêt des activités de la Fonderie.

Peut-être que c’est impossible maintenant, mais les technologies se développent très rapidement. Il faut être ambitieux et on considère toujours que c’est possible. C’est ça l’objectif, souligne-t-elle.

Diane Dallaire dans le studio de Radio-Canada à Rouyn-Noranda.

Diane Dallaire est mairesse de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Elle revendique toutefois la présentation d’un plan plus concret visant l’atteinte de cette norme, ainsi qu’un soutien additionnel pour aider la municipalité à se relever de la tempête médiatique.

On déplore que le plan de réduction ne vise pas l’atteinte des normes. On a insisté là-dessus. Il faut qu’on nous présente un vrai plan pour atteindre les trois nanogrammes, soutient-elle.

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