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L’art envahit à nouveau les rues de Toronto pour la Nuit blanche

Une femme dans une installation artistique la nuit.

Plus d'un million de personnes sont attendues cette année à la Nuit blanche de Toronto.

Photo : Nuit Blanche Toronto

Après deux ans de silence, l’art contemporain compte garder les Torontois éveillés samedi pour le grand retour de la Nuit blanche. Les rues se rempliront d'œuvres et d'installations de 150 artistes.

La Ville de Toronto veut faire de ce retour un événement mémorable et promet déjà que la Nuit blanche 2022 sera la plus étendue de son histoire.

Cette année, on a ajouté Etobicoke en utilisant le campus du Collège Humber et le centre d’art Assembly Hall. On entre pour la première fois dans North York, s’enthousiasme le directeur du service de l’art et de la culture Patrick Tobin.

Des œuvres s’afficheront aussi dans les quartiers de Don Mills, East Danforth, Bloor-Yorkville, Sterling Road et Fort York.

Mais les résidents plus éloignés n’auront nullement besoin de prendre les transports pour profiter de l'événement. À Scarborough, ce sont ainsi 15 projets artistiques qui seront dévoilés dans le secteur du Scarborough Civic Centre et du Scarborough Town Centre. De même, 14 œuvres seront proposées à Etobicoke et 10, dans le secteur de North York.

La carte complète des lieux d’exposition est disponible sur le site Internet de la Ville.

Reste que le cœur battant de la fête sera sur la rue Yonge de la rue Dundas, jusqu’au lac Ontario. Dans cette partie de la ville, ce seront 35 œuvres que les passants et autres curieux pourront observer, voire expérimenter.

Gabrielle Lasporte fait partie des artistes qui afficheront leur art au centre-ville. Son installation Fluid Connectivité pose la question de notre interconnectivité après deux ans de pandémie et d’isolement.

J’ai envie que vous imaginiez comment votre énergie se partage avec les autres, précise-t-elle. Est-ce qu’on ajoute à cette énergie ou si on essaie de ne pas participer? Des fois, c’est stressant. Disons, le square Dundas, quand on est au milieu de ça, c’est anxiogène. Si tout le monde est énervé, anxieux, on le ressent tous.

La personne va rentrer dans l’installation et va se placer sur un cercle. Au-dessus, il va y avoir des rubans qui lui tombent dessus. Elle va entendre les sons et se demander comment ils amènent leur énergie, explique-t-elle.

Pour la première fois, précise Patrick Tobin, il n’y a qu’une seule directrice artistique. C’est Julie Nagam. Elle vient de Winnipeg et est d’origine anishinabe. Elle a été engagée il y a trois ans et elle a eu tout ce temps pour travailler avec les artistes.

Le thème choisi cette année est l’espace entre nous et s’attache à la migration des peuples autochtones, mais aussi à la migration entre les pays.

Retour anticipé d'un fort achalandage

Si l’ombre de la pandémie plane encore, Patrick Tobin s'attend à un achalandage important cette année.

En regardant quelques autres grands événements comme l’Exposition nationale ou la Fierté de Toronto, il y a eu de grands rassemblements. On s'attend à ce qu'un bon nombre de personnes participent. Historiquement, un bon nombre, c’était un peu plus d'un million de personnes, remarque-t-il.

Pour ce qui est des transports publics, si l'horaire des services de GO Transit demeure inchangé, les transports de la CTT proposent plusieurs aménagements.

Les lignes 1, 2, 3  et 4 seront en service toute la nuit du 1er octobre. Les laissez-passer achetés pour le samedi seront valables jusqu’au dimanche à 7 h. De plus, l’entrée sera gratuite aux stations North York Centre et Scarborough Centre, de 19 h le samedi à 7 h le dimanche.

On encourage le public à penser aux transports publics ou encore au vélo. On travaille étroitement avec la CTT et on devra gérer l’entrée et les départs des trains pour assurer un achalandage sécuritaire, explique Patrick Tobin.

Selon un communiqué de la Ville, Nuit blanche Toronto a permis d’exposer 1600 installations artistiques, de donner une visibilité à 5800 artistes et de générer des retombées économiques de 443 millions de dollars depuis 2006.

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