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Des étoiles montantes rêvent à l’Assemblée nationale

Extérieur de l'Assemblée nationale.

À chaque élection, les partis politiques misent sur des recrues inspirantes en leur offrant des circonscriptions qui ont de bonnes chances de leur donner un siège à l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada

À chaque élection, les partis politiques misent sur des recrues inspirantes en leur offrant des circonscriptions où elles ont de bonnes chances de victoire. Des candidats et candidates passent ainsi une grande partie de la campagne à l'abri des projecteurs, d'autres moins. Voici trois personnes qui rêvent de siéger à l'Assemblée nationale.

La scène se déroule au CPE de la Vallée à Piedmont, près de Saint-Sauveur, dans les Laurentides. Les plus jeunes enfants dorment paisiblement à l'intérieur alors que les autres s'amusent à l'extérieur par une belle journée d'automne. Une femme que l'on a souvent vue à l'écran durant la pandémie rencontre la direction du CPE pour discuter des besoins pressants de nouvelles places.

Les CPE, c'est extrêmement important, explique l'ex-pdg du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal et candidate de la CAQ dans Prévost, Sonia Bélanger.

La candidate de la CAQ dans Prévost et ex-pdg du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, Sonia Bélanger.

L'ex-pdg du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, Sonia Bélanger, est maintenant candidate de la CAQ dans Prévost, dans les Laurentides.

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

On est dans l'une des circonscriptions du Québec qui a connu la plus grande croissance démographique depuis les dix dernières années et en particulier depuis les deux dernières années de la pandémie. Et on le voit, plein de jeunes familles, et aussi des retraités, viennent s'installer dans la circonscription, mais les services publics n'ont pas nécessairement suivi.

La candidate rappelle que la CAQ a créé des milliers de places en CPE et prévoit poursuivre sur cette lancée dans un prochain mandat.

L’augmentation importante de la population a aussi un impact sur les services de santé.

Il y a du travail à faire pour augmenter le nombre de médecins, pour augmenter le nombre de GMF, pour moderniser les infrastructures, les hôpitaux, notamment Saint-Jérôme, Saint-Eustache et Mont-Laurier, dit-elle.

L'infirmière de formation se voit-elle éventuellement à la tête du réseau de la santé après plus de 40 ans dans le milieu? Non, ça ne m'intéresse pas d'être ministre de la Santé, assure-t-elle. M. Dubé [le ministre sortant] fait un excellent travail.

Libéral un jour, libéral pour toujours

Nous, on vote libéral de génération en génération, lance une jeune femme en ouvrant la porte à Fred Beauchemin dans l'arrondissement de LaSalle à Montréal. Ça a toujours été comme cela et ça va continuer comme cela. Libéral un jour, libéral pour toujours.

L'accueil au candidat de Marguerite-Bourgeoys n'est pas aussi chaleureux à chaque porte de la rue Giguère, mais les personnes qui répondent sont souvent favorables au parti. Après tout, la circonscription de Marguerite-Bourgeoys, qui correspond aux limites de l'arrondissement, est détenue par les libéraux depuis sa fondation en 1966.

Fred Beauchemin faisant du porte-à-porte.

Porte-à-porte pour Fred Beauchemin, le candidat du Parti libéral dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys, dans l'ouest de l'île de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

L'ancien chef des marchés des capitaux du Québec pour la Banque Scotia fait partie de la nouvelle équipe économique du Parti libéral. Il tente à nouveau d'être élu député après avoir échoué comme candidat du Parti libéral du Canada à Terrebonne en 2019. Le retraité de 57 ans reconnaît ne pas avoir de souci financier personnel après une longue carrière dans le milieu bancaire.

La vie m'a souri amplement, dit-il, pour que je puisse maintenant aider les gens sans avoir de considération monétaire. Il précise avoir accepté en une seconde l'offre du parti de représenter Marguerite-Bourgeoys, une circonscription rendue disponible par le départ d'Hélène David, qui l'avait facilement emportée avec 53 % des voix en 2018.

Fred Beauchemin n'a pas de problème financier, mais il craint que les plus jeunes en éprouvent si la CAQ ou d'autres partis décident de réduire ou de cesser les versements au Fonds des générations.

La courbe démographique étant ce qu'elle est, nos jeunes vont avoir tellement de choses à payer plus tard que, quand ce sera leur tour d'être payeurs de taxes, le Fonds des générations va les aider à ce moment-là, estime-t-il.

Il assure que le Fonds est également avantageux pour l'ensemble des Québécois : Ça descend notre profil d'endettement, les agences de crédit nous donnent une meilleure cote de crédit, le coût de financement de la dette québécoise est inférieur au coût de financement de la dette ontarienne.

L'injustice me révolte

Alejandra Zaga Mendez fait le plein d'appuis en abordant les gens sur la rue Wellington en français, en anglais ou en espagnol.

C'est une rue extrêmement vivante, décrit-elle, toutes les communautés de Verdun s'y réunissent, on a tous les types de petits commerces locaux dont on est fiers.

La candidate de Québec solidaire habite maintenant Verdun, mais est arrivée avec sa famille du Pérou en 2003 pour s'établir dans l'arrondissement de Montréal-Nord. L'affaire Fredy Villenueva en 2008 a marqué son adolescence.

Alejandra Zaga Mendez, candidate de Québec solidaire, sur la rue Wellington dans la circonscription de Verdun

Alejandra Zaga Mendez, candidate de Québec solidaire, sur la rue Wellington dans la circonscription de Verdun

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

C'est là que j'ai connu Amir Khadir, dit-elle en rappelant que l'ancien député de Québec solidaire avait alors expliqué comment l'engagement politique permettait de canaliser la frustration envers les injustices. Cela a tout de suite allumé quelque chose en moi.

La militante de longue date s'est impliquée dans le parti au point d'en devenir présidente l'an dernier. Docteure en développement durable et conservation de l'Université du Québec, elle défend les positions du parti en matière d'environnement, mais les conditions de vie de la population de Verdun retiennent particulièrement son attention durant la campagne.

À L'Île-des-Soeurs, où on croit que tout le monde gagne un demi-million ou plus, il y a 500 personnes par mois inscrites dans des banques alimentaires, souligne la candidate. Non seulement de nouveaux arrivants, mais aussi des personnes nées ici font la ligne pour arriver à la fin du mois. L'injustice me révolte, ça me pousse à me lever le matin, ça me motive vraiment à aller à l'Assemblée nationale, puis me tenir debout face à toute politique qui va oublier ou nier la crise du logement et la crise du coût de la vie.

Une trentaine des 125 députés sortants de l'Assemblée nationale en 2022 ne se représentent pas et ouvrent ainsi la voie à un nouvel élu ou une nouvelle élue. C'est la plus forte proportion de départs depuis 1994, ce qui pourrait modifier considérablement le portrait de famille, tous partis politiques confondus.

Bannière promotionnelle de notre dossier sur les élections provinciales au Québec.

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