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Vérité et réconciliation : moins d’engouement, mais les jeunes sont au rendez-vous

Une présentatrice est devant des milliers de jeunes assis dans un auditorium.

Des milliers de jeunes, principalement du secondaire, ont assisté au spectacle organisé par le Centre national pour la vérité et la réconciliation.

Photo : Radio-Canada / Grégory Wilson

En cette deuxième année de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, certains intervenants du milieu estiment que l’engouement des Canadiens s’est quelque peu atténué comparativement à l’an dernier. Ils se réjouissent toutefois du fait que les jeunes répondent à l'appel.

Laurie McDonald, de la Nation crie Enoch, constate que les commémorations de cette année n’attirent pas la même attention que l’an dernier.

Il rappelle cependant que la première journée est survenue dans le contexte de la découverte des sépultures anonymes, notamment à Kamloops, en Colombie-Britannique.

L’attention était alors à son maximum, explique-t-il.

Jeudi, plus de 4000 élèves, principalement du secondaire, ont assisté à un spectacle au centre Paramount Fine Foods à Mississauga organisé par le Centre national pour la vérité et la réconciliation.

Un engouement dont s'est réjoui Laurie McDonald, un ancien élève du pensionnat pour Autochtones Ermineskin à Maskwacis, en Alberta.

Laurie McDonald pris en photo à l'extérieur d'un immeuble.

Laurie McDonald estime que l'histoire entourant les communautés autochtones du Canada, notamment celle des survivants des pensionnats pour Autochtones, devrait être enseignée dans toutes les écoles.

Photo : Radio-Canada / Grégory Wilson

Dans mon temps, les cours d’histoire canadienne n'abordaient pas la question de ces pensionnats ni de ce qui se passait à l’intérieur de ces murs, raconte-t-il. Aujourd’hui, on en parle. Je vois ici près de 5000 jeunes esprits qui vont entendre ce message : que ces pensionnats ont existé et que des choses se sont produites dans ces écoles.

L’artiste innue Katia Rock se réjouit également de constater que les jeunes sont au centre de certains de ces événements de commémoration.

« Je trouve ça merveilleux, parce que c'est avec les jeunes qu'on peut écrire une nouvelle page d'histoire. »

— Une citation de  Katia Rock, artiste innue

Elle ajoute que cette journée est également importante pour raconter les histoires et les traumatismes de sa génération, celle qui a suivi les survivants des pensionnats pour Autochtones.

Katia Rock chante sur scène.

Katia Rock faisait partie des nombreux artistes qui se sont présentés sur scène dans le cadre de ce spectacle.

Photo : Fournie par Elio Peterson

Un des organisateurs de l’événement, Denis Guertin, confirme de son côté que ce spectacle avait pour but de donner la parole aux personnes issues des communautés innues, métisses et des Premières Nations pour qu’elles puissent raconter ce qu'elles ont vécu directement aux jeunes Ontariens.

Lorsque les survivants ont constaté la présence de tous ces élèves-là, qu'ils ont vu la scène, le montage, ils ont exprimé leur gratitude. Ils aiment beaucoup cela, se réjouit-il.

Denis Guertin souhaite pouvoir offrir ce genre de programme destiné aux jeunes dans différentes régions du pays au cours des prochaines années.

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