•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une première cohorte d’infirmières étrangères arrivée à Saint-Félicien

Des étudiants infirmières avec une enseignante et un mannequin dans un lit.

Les cours débuteront officiellement lundi au Cégep de Saint-Félicien.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

Une première partie des 26 infirmiers et infirmières étrangers attendus au Saguenay–Lac-Saint-Jean sont arrivés le sourire aux lèvres il y a quelques jours, dont certains avec conjoint et enfants, pour venir en renfort aux professionnels du réseau de la santé de la région.

D'ici un an, ils pourront travailler après une mise à niveau de leur formation aux cégeps de Chicoutimi et de Saint-Félicien.

Tous francophones, les 26 infirmiers et infirmières sont originaires du Cameroun et de l’Algérie. Ils seront éventuellement affectés aux secteurs de Roberval, de Dolbeau-Mistassini et de Saguenay.

Avant de commencer dans leurs nouvelles fonctions, 24 d'entre eux devront suivre une Attestation d'études collégiales (AEC) en soins infirmiers d’un an afin de passer leur examen de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). Les deux autres n’auront qu’un stage de 40 jours à faire avant de commencer à travailler.

Des étudiants dans une classe avec des ordinateurs.

Les étudiants sont originaires d'Algérie et du Cameroun.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Les cours débuteront lundi à Saint-Félicien et à la mi-octobre à Chicoutimi. D’ailleurs, le personnel félicinois avait bien hâte de les accueillir.

Ils nous ont dit : "C'est plus que ce qu'on imaginait" et "Regardez-nous aller, on va la réussir cette formation", a expliqué Josée Bouchard, conseillère pédagogique chargée de projet aux services aux entreprises du Cégep de Saint-Félicien.

C’est le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui a complété le processus de sélection d’infirmières et infirmiers hors Canada.

Tout le monde met la main à la pâte. Le CIUSSS a libéré des infirmières pour nous aider à travailler dans ce dossier-là. On est très impliqués sur le plan de l’accueil. Dès qu’ils débarquent à Saint-Félicien, on va ouvrir la porte. […] C’est plus qu’un projet de formation. C’est un projet d’accueil et d’intégration, a relaté Manon Gingras, responsable de la formation continue.

Des personnes assises dans une salle de classe.

Les membres du personnel du Cégep de Saint-Félicien étaient bien heureux d'accueillir les étudiants.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

L’intégration vise les étudiants, mais aussi leurs familles.

On réussit à offrir la formation parce qu'on a trouvé du logement. Pour les services de garde, on n’a pas tout réglé encore. Là, ce sont les conjoints qui s'occupent des enfants, mais en même temps, on est en train de les accompagner dans la recherche d'emploi parce qu'ils sont arrivés avec des permis de travail ouverts, a dit Josée Bouchard.

Rappelons que le CIUSSS avait lancé un appel à la population à la fin du mois de juillet pour trouver des logements.

Des étudiants heureux

Rencontrés par Radio-Canada au Cégep de Saint-Félicien, les nouveaux arrivants aspirent tous à acquérir une expérience de travail plus vaste au terme de leur AEC.

Dans notre pays, ce n’est pas vraiment évident. Lorsqu’on a fini le cursus de soins infirmiers, ce n’est pas très, très facile de progresser dans la profession, que ce soit sur le plan des études ou sur celui des formations, a mentionné l’étudiant Armel Djiuigue.

Il n'y a pas de poste ouvert comme infirmière en chef ou infirmière clinicienne, mais il y a plein de types de postes ici. En Algérie, non : tu es infirmière aujourd'hui, demain tu vas rester infirmière, a ajouté l’étudiante Maissa Meniche.

Un étudiant sourit dans une classe.

Armel Djiuigue est bien heureux de commencer son Attestation d'études collégiales en soins infirmiers au Cégep de Saint-Félicien.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Les nouveaux arrivants estiment également que la reconnaissance du métier est meilleure au Québec.

En santé, celui qui est généralement le plus valorisé, c'est le médecin. Les gens, jusqu'à présent, ne comprennent pas que les soins infirmiers, c'est une branche carrément à part de la médecine. L'infirmier est une pièce maîtresse de l'équipe de soins et travaille en collaboration avec les autres professionnels, a dit aussi Armel Djiuigue.

De son côté, Maissa Meniche a choisi le Québec comme terre d’accueil pour une raison plutôt surprenante : Le climat. Je suis quelqu'un qui n'aime pas trop la chaleur, a-t-elle avoué en riant.

D’après un reportage de Laurie Gobeil

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !