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La pluralité de l’identité franco-canadienne investit la scène du CNA

Plusieurs personnes sur une scène lors d'une représentation d'une pièce ce théâtre.

Le troisième volet du spectacle « Un. Deux. Trois. » réunit une quarantaine de comédien.ne.s francophones d’un océan à l’autre.

Photo : Théâtre français du CNA / Jonathan Lorange

Soulever divers enjeux liés à la francophonie canadienne tout en célébrant le vivre-ensemble. C’est le double défi que s’est donné le metteur en scène Mani Soleymanlou pour Un. Deux. Trois., fresque identitaire pancanadienne à l’affiche du Centre national des Arts (CNA).

D’une durée d’environ quatre heures, le spectacle comporte trois volets : Un, solo écrit, revisité et interprété par Mani Soleymanlou ; Deux, un duo dans lequel il échange sur scène avec Emmanuel Schwartz ; Trois, qui réunit une quarantaine de comédien.ne.s d’un océan à l’autre.

C’est un spectacle qui, depuis dix ans maintenant, me permet à chaque fois de mieux comprendre, de mieux questionner comment on évolue collectivement, explique le metteur en scène québécois d’origine iranienne.

Deux hommes sur une scène lors d'une représentation d'une pièce ce théâtre.

Emmanuel Schwartz et Mani Soleymanlou, duo de «Deux.»

Photo : Théâtre français du CNA / Jonathan Lorange

Auteur, metteur en scène et l’un des comédiens de cet ambitieux triptyque, Mani Soleymanlou signe avec Un. Deux. Trois. sa première proposition en tant que nouveau directeur artistique du Théâtre français du CNA.

« Si je veux prétendre faire du théâtre qui traverse le pays, si je veux parler du fait français, il faut que je le questionne avant tout. »

— Une citation de  Mani Soleymanlou, directeur artistique du Théâtre français du CNA

À son avis, une fois que ce questionnement-là est fait, mis en scène, partagé et questionné, après ça, on peut commencer à construire un mandat, une théâtralité, une série de pièces qui poursuivent le questionnement, renchérit-il. Si je n’avais pas ce spectacle-là, je ne pense pas que j’aurais commencé mon mandat avec un spectacle à moi. Mais celui-là, il fonctionnait particulièrement bien.

La francophonie canadienne dans toute sa diversité

Plusieurs personnes sur une scène lors d'une représentation d'une pièce ce théâtre.

Le vivre-ensemble est l’une des pierres angulaires de «Un. Deux. Trois.»

Photo : Théâtre français du CNA / Jonathan Lorange

La prestigieuse distribution de Trois compte la présence de sommités du théâtre franco-canadien, dont le Manitobain Eric Plamondon, les Franco-Ontariens Jean Marc Dalpé et Danielle Le Saux-Farmer, l’Acadien Gabriel Robichaud ou encore la Québécoise Elkahna Talbi. Les interprètes, incluant Mani Soleymanlou, incarnent sur scène le fait français à travers le pays.

Également membre de la distribution, le comédien ottavien Lionel Lehouillier met de l’avant un spectacle riche de ses divergences d’opinions et apte à refléter la francophonie canadienne dans toutes ses nuances.

C’est impossible de ne pas se reconnaître à un certain point dans le spectacle. [...] On est 40, avec 40 différentes réalités, 40 différentes expériences, 40 différentes opinions, ce qui fait en sorte que, c’est sûr que tout le monde, à un moment donné, va se voir dans le spectacle, estime Lionel Lehouillier.

Parler du Canada entre nous, c’est jamais la même chose que de parler du Canada avec des gens qui habitent à des milliers de kilomètres de nous, parce que c’est un immense pays, souligne pour sa part la comédienne de Moncton, Caroline Bélisle.

« D’avoir la chance de confronter les questionnements existentiels des francophones de partout au Canada, c’est vraiment une chance extraordinaire. »

— Une citation de  Caroline Bélisle, comédienne

Minorités linguistiques, diversité de genres, enjeux autochtones, multiculturalité… Le propos promet de soulever diverses questions identitaires. Caroline Bélisle soutient qu’entendre des voix de l’autre bout du pays confronte ainsi le projet canadien via la multitude et le spectateur à ses propres angles morts.

Mettre en scène le vivre-ensemble

Le vivre-ensemble est l’autre pierre angulaire de Un. Deux. Trois, sa raison d’être afin que le spectacle puisse agir comme pare-feu, soutient Mani Soleymanlou.

J’ose croire que, de salle en salle, de spectateur en spectateur, [...] on peut tranquillement utiliser le théâtre comme outil politique, social et aller à l’encontre de cette époque qui nous dresse les uns contre les autres et tenter de mettre le vivre-ensemble en scène… Et je dis bien : tenter conclut Mani Soleymanlou.

Un. Deux. Trois. prendra l’affiche au CNA pour trois représentations du 29 septembre au 1er octobre. Le spectacle sera par la suite présenté à travers le Canada, de Vancouver à Moncton, en passant par Winnipeg, Sudbury, Toronto, Montréal, Québec et Caraquet.

Avec les informations de Valérie Lessard

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