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Un refuge pour animaux de Sudbury ne répondrait pas aux exigences provinciales

Deux lézards dans un enclos.

Les enclos pour reptiles sont trop petits, selon le rapport de World Animal Protection.

Photo : CBC/Sam Juric

Radio-Canada

L’organisme World Animal Protection a identifié 11 refuges pour animaux en Ontario qui ne répondraient pas aux exigences provinciales en matière de soins des animaux. Le centre Northern Exotics, situé dans le Grand Sudbury, se trouve sur la liste parce que ses enclos seraient trop petits.

Des représentants de l’organisme ont visité des centres partout en Ontario afin de soumettre des rapports sur leur rendement aux inspecteurs des services provinciaux visant le bien-être des animaux.

Le propriétaire de Northern Exotics, Dennis Epp, souligne que la majorité des animaux qui s’y trouvent ont été secourus ou abandonnés.

Il dit avoir de l’expérience en conservation de la nature, en biologie et en sciences environnementales et assure adorer les animaux.

Il affirme ne pas appuyer les gens qui se procurent de gros animaux exotiques, mais il souhaite offrir à ces derniers une place où vivre lorsque leur propriétaire les cède à un refuge ou les abandonne.

Portrait de Dennis Epp tenant un lézard.

Dennis Epp indique que Northern Exotics contient aussi un centre éducatif et une animalerie.

Photo : CBC/Sam Juric

Selon Michèle Hamers, directrice de campagne chez World Animal Protection, les reptiles qui s’y trouvent ont très peu de place pour faire ce qu’ils veulent.

Les reptiles sont extrêmement différents et mobiles. Ils ont des comportements intéressants quand ils jouent ou font autre chose, mais ils ne peuvent pas agir de la sorte ici puisque leur habitat est trop petit, estime-t-elle.

La province a confirmé qu’elle a bel et bien reçu les rapports de l’organisme, mais elle n’a rien dit de plus.

Nous savons que nous sommes limités

Des représentants de World Animal Protection ont visité le refuge sudburois, mais Mme Hamers affirme qu’il n’y a eu aucun contact avec le propriétaire. Malgré tout, elle estime qu’il faut apporter des améliorations.

À notre avis, aucun zoo ou refuge ne s’y prend de la bonne façon ni n'en fait suffisamment, croit-elle.

Parmi ses animaux, le centre compte notamment deux alligators, un crocodile, un python birman, des primates et un porc-épic.

Un python dans son enclos.

Dennis Epp raconte que le python birman de Northern Exotics a passé le début de sa vie dans un sac avant d'être acheté et apporté au centre.

Photo : CBC/Sam Juric

Dennis Epp indique que la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) inspectait les locaux de Northern Exotics deux fois par an avant la pandémie et n’offrait jamais de recommandations.

Ces inspections sont de moins en moins nombreuses depuis le début de la crise sanitaire.

Malgré tout, le propriétaire dit comprendre les inquiétudes soulevées par Michèle Hamers.

Nous savons que nous sommes limités en matière d’espace et nous voulons un nouvel endroit, avoue-t-il.

« Lorsque nous recevons un lézard, nous le mettons dans un enclos plus gros où il peut faire ses affaires, mais ce n’est peut-être pas aussi gros que ce que certains souhaiteraient. »

— Une citation de  Dennis Epp, propriétaire de Northern Exotics

Il cherche à déménager dans des locaux plus grands, mais les taux d’intérêt à la hausse ne lui laissent pas beaucoup de choix. Il reste un an au bail de Northern Exotics, et M. Epp espère trouver une solution d’ici là.

Ce n’est pas un monde parfait, dit-il. Nous en sommes au point où il faut faire du mieux que nous pouvons avec ce que nous avons.

Avec les informations de Sam Juric, de CBC

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